‹ Lord ByronChapitre 14 sur 116 · CHAPITRE QUATRliîXE · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRliîXE

bien raison de les craindre, aussi, ne le citai-je en

français que pour faciliter rinteiligence du texte à ceux qui comprennent l'anglais, et pour donner aux autres un bjbïe aperçu d'un génie aussi extraordinaire.

La Fïancée d*Ahydo$ suivit le Giaour. Cest encore l'Orient , son brûlant soleil , ses cœurs de feu y mais adoucis par l'influence d'une vierge candide. Cette femme , la première que lord Byron . ait peinte, a un charme inexprimable. Elle est tendre, innocente, dévouée. Fille du féroce Giaffir, elle seule a le pouvoir de dérider son front. Elle aime Sélim, et dans tout ce qu'elle lui dit, il y a un mélange de jeunesse, de gaité et d'amour qui fait à-la-fois pleurer et sourire. Je ne connais rien de comparable à la première scène entre les deux amans; aux transports de Sélini, lorsqu afiraiiclii des caprices d'un despote, il voit l'immensité devant lut , et celle qu'il aime à ses côtés. Dans son fougueux élan de liberté , il embrasse l'univers.

«C'est en vain, s'ëcrie-t-il,... ma langue ne peut pas te décrire l'enivrement de mon cœur, quand mes yeux rendus à la liberté parcoururent la terre , l'Océan , le

soleil et les cieux, coninie si mou àme les eut pénétrés,

Tis Tain — my tongue cannot impart My almost drunkenness of heart, Wlien first this fibcrated eye Snnrejed Eardi, Ocean, San and Sky,

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uinsi que leurs merveilles les plus intimes. Uu seul mot peut te peindre ce qui surpasse toute sensation..... Jetais libre! J'avais cessé de soupirer même après ta présence.* Le monde.... le ciel était à moi ! . • . •

tt Oh ! que je puisse errer sur la mer comme le patriardie de l'océan, (*)et n'avoir sur la terre d'autrepatrîe que

celle du Tartare! (**) Ma tente sur le rivage, ma galère sur les eaux, sont plus pour moi que les villes et les sérails.

Porté par mon coursier, je traverserai les déserts; en-

As if iny sph it pierced them tbrough, Aiid ail llu ii iiin)(>.st wonders knew !

One word alune cj\n paint to thee That more than feeling— I was free !

E'en for diy presence ceased to pine ; The world — nay — Heaven itself was mine !

Ay ! let me like the Ocean-Patriarch (*) roam , Or only know on land the Tartarus home !

My tent on shore , my galley on the sea , Are more than cities and Seiais to me :

Borne by my steed, or waited by my sail.

Across the desert, or before the gale ,

(*) Noé.

(**) La vie emote det Arabft, drt TarUirt n dc« Tkiroonuuit, esC décrhe arec detail dana loua Ira voyages en Orient. On ne peut nier qa*eUe poiaède un charme tout particulier. Un jeune renégat frasçab avoua à M. de Chiteanbriand , qu'il ne t'était jamaîa trouvé aeul, gal< ppant dan» le d^^t, Mua éprouver une tcneatUm qui tenait du raviatcmcut, et qui éuit inexprimable. (Noie de Lomo Bvaov.)

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