CHAPITRE CIKQUlilfE. 'J'J
ii*eût gartnti le noble cœur de la jeune fille. Elle ap* pelait avec ardeur la ^vérité qu'elle ne pouvait entendrej mais ses oreilles s étaient conservées chastes pour elle.
c Le vice futl>afouë dans ses efforts par cette jeune âme que la flatterie ne put séduire , ni la bassesse aveugler , ni la ûiusseté corrompre, ni la contagion sonil* 1er, ni l'indulgence amollir, ni l'exemple gâter; qui jamais ne s'enorgueillit de son savoir pour humilier de plus humbles talens; que le génie ne put enfler, ni la beauté rendre vaine; que l'envie n'excita point à faire soulfrîr. La fortune ne pouvait b changer, ni l'orgueil l'élever, ni la passion l'avilir; la vertu même, jusqu'à ce jour, ne lui avait jamais appris à être austère. La plus céleste, la plus pure des femmes qui existent, il ue lui manquait qu'une douce faiblesse, celle de par^
What she had made the pupil of her art, None know — but that high soul secured the heart , And panted for the trath it coaki not hear , With longing breast and nndelnded ear.
Foil'd was perversion by that youthful mind.
Which flattery foul'd not — baseue^ could uot bliud , Deceit infect not— 4ior contagion soil- Indulgence weaken-^nor example spoil — Nor mastei'd science tempt her to look down On humbler talents with a pitying frown — Nor Genius swell — nor Beauty render vain— Mor £nyy ruffle to retaliate pain— Nor Fortune change— Pride raise — ^nor Passion bow> Nor Virtue teach austerity — till now.
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donner. Trop indignée des fautes que sa belle âme ne peut jamais comprendre , elle croît que tous ici-bas doivent lui ressembler: ennemie de tous les vices, et cependant à peine amie de la vertu; car la vertu pardonne à ceux qu'elle voudrait corriger.
« Mais revenons au sujet baïssable et délaissé trop long-temps de ce chant vëridique. Quoiqu'elle ne remplisse plus le même poste qu'autrefois, elle gouverne le cercle qu'exile servait jadis. Si les mères tremblent devant elle, sans qu'on sache pourquoi; si les iilles la redoutent pour Tamour de leurs mères; si les premières habitudes ( ces faux liens qui attachent qut lquL'iois l'être le plus noble à Fètre le plus vil ) lui ont donné le pouvoir de verser à son gré dans Tâme
SereDely purest of her sex that live^ But wanting one sweet weakness^— to forgive; Too shock'd at faults her soul can never know, Slic deems that all could he like her below ; Foe to all vice, yet hardly Virtue s iriend.
For Virtue pardons those she would amend.
But to the theme now laid aside too long, The baleful burthen of this honest song — Thoijgli nil hrr former fiiiiclions are no more, Shé rules the circle which she j>ervcd before. If mothcra^-none know why — ^before her quake; If daughters dread her for the mother's sake ; If earlv habits — those falsr links, which bind At times the loftir^t to llic meanest mind — Have given her power too deeply to iustil The angry essence of her deadly will;