CHAPITRE S£PTlàBIE. l5l
donc plus de ce que je- suis , mais de ce que j'aie
jamais cté, ou de ce qu ayant été, je sois encore sur la terre. »
Le vieillard se retire. Le soleil descend derrière la montagne. Manfred le contemple.
« Adieu, lui dit-il, je ne te rêver rai plus: mon premier regard damour et de surprise fut pour toi, re* çois donc aussi le dernier. Tu ne peux briller sur un etitî a qui le don de la vie, de la chaleur ait été plus fiueste. n a disparu : je le suis.
Il s'enferme dans mie tour. Deux serviteurs restés seuls fl^entretiennent des bizarreries de leur
maître, du mystère qui enveloppe sa vie. L'un d'eux a servi le père de Manfred ; il le dépeint comme un ami du plaisir , qui n'aimait ni la solitude, ni les livres, et qui Causait de la nuit ua temps de festin plus joyeux que le jour. Mais il n'en est plus
One were enough ; then wonder not tliat I
Am what I arn , but that I cvrr was, Or having been that I am stiU on earth.
Fare thee weU!
I ne'er shall sec thee more. As my first glance Of love and wonder was for thee, then take My htcst look : thou wilt not beam on one To whom the gifts of life and warmth have been Of a more iatal nature. — He is gone :
I foUow.
1 5ft LORD BTROV.
ainsi. Le vieux serviteur a vu d'ét ranges choses; son compagnon le presse de les lui raconter.