‹ Lord ByronChapitre 59 sur 116 · CHAPITRE iraiTlIcSIK. l6l · texte numérisé non relu

CHAPITRE iraiTlIcSIK. l6l

lumière , mystérieuses , étincelantes et pures. Qui jamais a pu les voir briller , et redescendre vers la terre , sans regret ! Qui n'a souliaité des ailes pour s'envoler et se fondre dans leurs étemels rayons? »

u Des deux côtés du rivage , les vagues sont calmes , transparentes , azurées comme Tair; à peine leur écume lait-elle trembler les cailloux; elles murmurent doucement comme un ruisseau. Les vents assoupis sur les vagues semblent bercés par elles. I^s bannières retombent en plis ondoyans ; et audessus étincelle le croissant à pointes recourbées. Ce profond silence n'était interrompu que par la sentinelle qui répétait le signal , ou par les hennissemens (îréquens et sonores du coursier auquel répon* dait Téclio de la colline. De temps en temps , uu sourd bourdonnement , semblable au iirémissement

Who ever gazed upon them shining , And turned to earth without repining .

Nor wished for wings to Hee away^ And mix with their eternal ray 7 The waves on either shore lay there Calm , clear , and azure as the air ; And scarce their toain the pebbles shook^ But murmured meekly as the brook.

The winds were pillowed on the waves; The banners drooped along their staves , And, as they fell around them furling.

Above them shone rbe crescent curling;

If

1 6a LORD BTllOlf.

(lu feuillage , se faisait entendre au sein de l'immense armée qui couvrait les deux rives, quand , à uiinuit , la voix du Muezzin sV'levant dans les aiib, récitait la prière accoutumée; son cliant triste et prolongé ressemblait à celui d*un esprit solitaire passant au-dessus de la plaine ; il était harmonieux , mais d'une douceur plaintive , comme les sons que le vent tire de la harpe, lorsquii glisse sur ses cordes ces longs accords que ne peut reproduire Fart des hommes. A ceux qui étaient renfermés dans les remparts, il paraissait un cri sinistre, présage de leur chute; il résonnait même à Toreille des

And that deep silence was unbroke , Save wherr the watch his signal spoke, Save where the steed neighed oft and shhU, And echo answered from the hill , And the wide hum of that wild host Rustled like leaves from coast to coa^t , As rose the Muezzin s voice in air In midnight call to wonted prayer; It rose , that chanted moumCul strain , Like some lone spirit's o'er the plain :

'Twas musical, but sadlv svvcil , Such as when winds and harp-strings meet.

And take a long unmeasured tone , To mortal minstrelsy unknown.

It seemed to those within the waQ A cry prophetic of theu* fall :

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