CHAPITRE HUITtàlUS. l
res, dompte eocore ses aagoisses, comme il dompta jadis lès nations. De temps en temps il adresse aux chefs qui Teutoureut des éloges sur leur valeur, sur leur adresse à combattre, à gouverner leurs coursiers agiles. Mazeppa excelle surtout dans cet art, mais il l'a appris à une cruelle école. Le roi- le presse de lui raconter ses aventures, il y consent, il était page du roi Jean-Casimir, de pacifique et joyeuse mémoire, et il avait vingt an-, lorsqu'une belle aux yeux doux et brillans, 1 aima et en fut aimée. £Ue était femme d'un noble comte dont le courroux fiit terrible.
« De par la mort? avec un pc^^ un roi leiit peut-être réconcilié à la chose, maïs un page Je sentis
sa colère mieux que je ne puis la peindre. »
Comment songer à se défendre , sans armes ^ dans un château éloigné de tout secours, et environné par de vils mercenaires. Mazeppa se crut mort. On amène un cheval tartare, né dans l'Ukraine. Ses membres send)lent animés de la vitesse de la pensée. 11 était sauvage comme le cerf
Sdeath ! with a pagê — perdiance a king Had reconciled bim to the thing ; Bot with a stripling of a page —
I felt — but cannot paint hi:> lage.
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des forets, et inclomptéy car jamais le mors ou leperon n'avaient asservi son courage. Pris au piège de la veille, la crinière hérissée, hennissant, et luttant, mais en vain, écumant de colère et de crainte , le sauvage habitant des déserts doit servir de monture au jeune homme. On attache Alazeppa sur le dos du coursier , qui part comme un trait excité par les cris de la foule harhare.
C est alors que commence une admirable description de cette fuite rapide à travers une contrée désolée. On est emporté avec le coursier fougueux. Les mots se pressent , les vers s*élancent avec impétuosité et connue d'un seul hond, ou respire à peine. Cette poésie est si étonnante d'expression que rien ne la peut rendre, aussi n'en donné-je la traduction que pour iaciUter Tintelligence du texte.
« Nous fuyions, mon coursier et moi, sur les aileS
du wniy toutes les demeures des homines sVfi'a^:aieiil derrière nous. Nous passions comme les météores traversent les cicux
« Ni ville, ni village n'apparaissaient sur notre
a Away, away , my steed aud I , « Upon the pioiom of the wind, m AU haman dwellings left behind;
a We sped like meteors through tlie sky , tt Towu — village — noue were on our track.