‹ Lord ByronChapitre 73 sur 116 · CHAPITRE NEUVIÀMC. ftll · texte numérisé non relu

CHAPITRE NEUVIÀMC. ftll

à demi trahie , malgré leur déguisement. Pour eux les doux murmures de la mer semblent soupirer sur tout ce qu'ils pleurent eu vain. Pour eux la joie de la foule étourdie est une source de pensées délirantes , et 1 objet d'un profond mépris. Combien ils s'indignent des bruyans éclats du rire! Ah! qu'il leur tarde dedianger leur robe de fete contre un linceul !

Lxxxm.

« C'est là ce que doit sentir le véritable fils de la

Grèce ; si la Grèce peut encore se vanter de posséder un seul Yrai patriote. Ses en&ns dégénérés parlent de guerre, mais se réfugient dans la paix, dans la paix de Tesclave qui soupire après tout ce qu'il a perdu , et qui peutoependant aborder son tyran avec un doux

Even through the closest seamicnt half betrayed? To todi the gentle munniii* of the main Seem to re-echo all Uiey mourn in vain;

To such the gladness of the gamesome crowd Is source of wayward thought and stern disdain : Uow do they loathe the bughter idlj loud , And long to change the robe of revel Unr the shroud !

LXXXIU.

This must he £eel , the tme-bom son of Greece , If Greece one tme-bom patriot still can boast : Not such as prate of war, but skulk in peace,

The bondsrnan's peace , who si^hs for all he lost^ Yet with smooth smile his tyrant can accost ,

2ia LORD BTBOir.

sourire , et manier , au lieu de glaive, «ne fiiux servile. Ah ! Grèce f ceux qui te doivent le plus sont ceux, qui t'aiment le moins ! tu leur as donné la naissance, leur sang, et ces sublunes annales d héroïques aïeux, qui font la honte de ta race avilie!

« Quand Taustérité de Sparte renaîtra, quand Épaminondas et Thèbes se relèveront de nouveau, quand les enfans d'Athènes retrouveront des cœurs , quand les femmes grecques donneront naissance à des hommes, alors tu pourras sortir de les cendres, o Grèce! mais non jusque là »

Lord Byron voyait la Grèce, non telle qu'elle lui était apparue dans ses songes , brillante d*hon*

neurs, de vertus, de grands hommes, mais flétrie , désolée , quoique encore belle. Ces nobles

And wield the slavisli sickle « not die sword :

Ah ! Greece ! they love thee least who owe thee most ; Their birth , their blood , and that sublime record Of hero sires , who shame thy now degenerate horde !

When xiseth Ltcedemon's hardihood, When Thc3>es Epammondas rears again , When Athens* children are with hearts endued. When Grecian mothers shall give birth to men , • ' Then nay'st thou be restored; but not tiU ihcn.

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