‹ Lord ByronChapitre 93 sur 116 · CHAPITRE ONZlàUE · texte numérisé non relu

CHAPITRE ONZlàUE

Jioiiiiue avait vu inoins d'étés , mais son cœur avait de beaucoup devaucé ses années ; à ses yeux , il n y avait sur la terre qu'une figure adorée : et elle brillait alors (lovant lui. Il l'avait rontcuipiée jusqu à ce qu'il ne lui fut plus possible de Fef&cer de son souvenir. Il ne respirait , ne vivait quVn elle. Elle était sa voix : il ne lui parlait pas; mais il tremblait d'émotion à chacune de ses paroles. £lle était sa vue; car ses yeux suivaient les siens , et ne voyaient que par eux , qui coloraient pour lui tous les objets : et il avait cessé de vivre en lui-même ; elle était sa vie tout entière , l'océan où allaient se perdre les flots de ses pensées , oil tout venait s'engloutir. Le son de sa voîx , l'impression de sa main , glanaient son sang , ou le faisaient couler avec impétuosité ; de vives rougeurs pa-

The boy had fewer summers , but his heart

Had far outgrown his years , and to his eye There >vas but one beloved lace on earth , And that was ahiuing on him; he had look'd Upon it tdl it could not pass away; He had no breath , no bein^ , but in her's ; She was his voice; he did not .sj)eak to her, But Irenibled on her words; she was his si^ht, For his eye followed her s and saw with her 5 , Which coloured aUhis objects : — ^he had ceased To live within himself; she was his life , The ocean to the river of his thoughts, Which terminated all : upon a toiu* , A touch of her's, his blood would ebb and flow. And his cheek change tempestuously — his heart

aj6 LORD liYilON.

raissaient ct disparaissaient sur ses joues , comme l eclair clans un jour dWage, sans que sou cœur connût la cause de son angoisse. Mats elle ne partageait pas ces vives sensations: ses soupirs n'étaient pas pour lui ; ii était pour elle un frère , ct rien de plus ; c'était beaucoup , car il n'existait personne qui eût le droit de porter ce nom, excepté lui à qui elle lavait donné en souvenir de leur amitié enfiuitine : elle était le seul et dernier rejeton d'une race honorée pendant des siècles. — C était un nom qui lui plaisait, et que pourtant il n'aimait pas. — £t pourquoi ? Le temps lui révéla une triste réponse , quand elle en aima un autre que lui. Dès à présent elle en aimait un autre ; et ddiout , sur le sommet de cette colline , elle regardait au loin si le coursier de sou amant secondait son impatience , et volait.

Unknowing of its cause of agony.

But she in these fond feelings had no share :

Her sighs were not for him ; to her ho was

Kven as a brother — ^but uo more ; 'twas much.

For brotherless she was, save in the name

Her infant friendship had bestowed on him ;

Hcnsi if the solitary scion left

Of a time-honoured race. — It was a name

Which pleased him, and yet pleased him not — and why?

lime taught him a deep answei^when she bved

Another; eren now she loved another.

And on the .summit ol that hill she stood

Looking afar if yet her lover's steed

Kept pace with her expectancy, and flew.

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