‹ Lord ByronChapitre 96 sur 116 · CHAPITRE ONZIÈME. a8f · texte numérisé non relu

CHAPITRE ONZIÈME. a8f

uiio langueur iuquicte; comme si sa paupière était chargée de larmes qui ne s'épanchent pas. Quelle pouvait être sa douleur? — Elle avait tout ce qu'elle aimait; et celui qui l'avait tant chérie n'était pas là pour troubler par de coupables i spcranoes, par de mauvais désirs , ou par une afUictiou mal réprimée , ses pensées pures et vertueuses. Quelle pouvait donc être sa peine? — Elle ne Tavait point aimé : elle ne lui avait point donné de cause de se croire aimé d elle. Il ne pouvait faire partie de ce qui dévorait son âme, une vision du passé.

«Un changement survint dans Tesprit de mon rêve.

L'exilé était de retour. Je le vis debout devant un

Upon her lace tbcre was ihe tint of grief , The settled shadow of an inward sUÎfe, And an unquiet drooping of the eye , As if its lid were charged with unshed tears. What could lier ^ri( f be? — she had all she loved, And he who had so loved her was not there To trouble with bad hopes , or evU wish , Or ill-repress'd affliction, her pure thoughts. What could her grief be? — she had loved him not , Nor given him cause to deem himself beloved, ^^or couUi he be a part of that which prey'd Upon her mind — a spectre of the past.

A change came o'er the spirit of my dream. — The wanderer was retum'd.— I saw him stand

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autel , avec une jeune fiancée dont le visage était

beau ; mais ce irôtait point colui qui avait brillé comme une étoile sur son adolescence. Pendant qu'il riait devant l'autel, son front reprit le même asptx t , 4ît il trembla de la même convulsion qui ébranla sou sein dans la solitude de l'antique oratoire ; alors , œmnio à cette nicine heure, ua moment sur ses traits se peignirent une foule de pensées inexprimables ; puis elles sVvaiiouireiit aussi rapidement , et il demeura calme et trauquiile. 11 prououça les vœux solennels ; mais il n'entendait pas ses propres paroles ^ lout chancelait autour de hii : il ne voyait plus cc(|ui était, ni ce qui aurait dû être : il ne voyait plus rien que l'antique demeure , la salle qu'il avait jadis ha-

Beforc ail allar — willi a i;cntlc Im kIc;

lier lace was fair, luit was not that vvhicii made

The starlight of bis boyhood ;-^s he stood

Even at the altar, o er his birow there came

The selfsame aspect, and the qiiiveriug 2>hock.

That in the antique oratury 2>iio«>k

ilis bosom in its sobtude; and then —

As in that hour— ^ moment o*er his face

The tablet of unutterable thoughts

Was traced, — and then it faded as it came ,

And he stood cabn and <(in< t , and he spoke

The fitting vows , but heard not his own words »

And all things reeled around him ; he could see

Not that which was, nor that wliich >limdd liavc been—

Hal the old luauMou, and the accustom d hall,

CUAPITAE ONZIÈME. a83

hiléc , les cliaiiibrcs si coniiuos , vX le Hou , \v jour , Heure , les rayons du soleil et Tombre; tout ce qui s'associait à ce lieu , à cette heure, h celle qui était sa destinée : tout revint à-la-iois , et se prc&sa cuire lui et la lumière. Qu'avaient à &irc là tous ces souvenirs dans uu pareil moment ?

« Un changement survint dans l'esprit de mon rêve.

La dame de sou amour ! Oii ! elle était changée , comme par ime maladie de Tâme ; son esprit avait erré hors de ses hmites,et ses veux n avaient pUis leur éclat : son regard n'appartenait plus à la terre : elle était devenue la reine d'un royaume fàntastiqu(> ; ses pensées étaient une reunion d'idées incohérentes ;

And tbe remembered chambers, and the place,

The (l.iy, llic hour, the sunshine, and the shade. All tlHnL;<> )M'rt:iinin^ to that place and hour. And her who was his destiny, came back And thrust themselves between him and die light : AVhat business had they there at such a time ?

A change came o'er the spirit of my dream.

The lady of his love ; — Oh ! she was changed

As by the sickness of the soul ; her mind Had wandered irom itsdvvelUng, and her eyes I'bcy had not their own lustre , but the look Which is not of the earth ; she was become The queen of a fantastic realm ; her thoughts

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et ses yeux étaient familiarisés avec des formes impalpables , inaperçues de tous. Le monde appelle ^ cela de l'égarement ; mais les sages ont une folie bien plus enracinée : le regard pénétrant de la mélancolie est un don redoutable. Qu'est-ce autre chose que la révélation de la vérité, qui dissipe l'illusion des distances , et rapproche la vie dans toute sa nudité , -foisant paraître trop réelle la froide réalité.

(c Un changement survint dans l'esprit de mon rêve. Le voyageur errant était seul comme avant : les êtres

Were combhiations of disjointed things ; And forms impalpable and unpcrceived Of others' sight^ familiar were to her's.

And this the world calls phrenzy ; but the wise Have a far deeper madness, and the gbnce Of melancholy is ,j feai lui ^ift ; What is it but the telescope of truth ?

Which strips the distance of its phantasies, And brings life near in utter nakedness. Making the cold reality too real!

A change came o'er the spirit of my dream.»

The wanderer was alone as heretofore,

The beings which surrounded him were gooe ,

(*) A rc|>o(juc où lord Ryroa composa età, nùtê Cb** avait cffecti- Vi'meai pet du l'usage de la ratioa , qu'elle a recouvra depuis.

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