DE FLEURY A M. LE DUC
si madame de Prie et Duverney devaient tomber, il tomberait avec eux.
B C’était là pousser les choses à l’extrême; M. de Fréjus n’avait pas la moindre envie de rompre avec le prince, ni de le renverser, ne sachant qui mettre à sa place et résolu pour son compte à ne pas endosser le fardeau des affaires. Il sentait peut-être aussi qu’il y trouverait quelque opposition, même de la part du roi, à qui M. le Duc avait su se rendre assez agréable : d’abord à cause de la recommandation deM. de Fréjus lui-même, lorsque ce prince fut nommé ministre, ensuite par le soin extrême qu’il mettait à être toujours aux ordres de Sa Majesté, à ne la contrarier en rien, et à se prêter sans cesse à ses amusements, en facilitant pour elle les plaisirs de la chasse, tantôt dans un château royal, tantôt dans un autre. Ce furent là, je présume, les considérations qui détournèrent M. de Fréjus de rompre en visière à madame de Prie et à Duverney, bien qu’il continuât à exprimer librement son opinion sur leur ccnnpte quand l’occasion s’en présentait. Connaissant donc toute son aversion,