MISSIONS DIPLOMATIQUES
cours de l’affaire, l’ait empêché de le signer, il n’en est pas moins certain que c’est à son crédit et à ses liaisons avec les ministres et les principaux membres des États qu’est due en grande partie son heureuse conclusion.
« Le général Cadogan était assurément un officier de grand mérite, mais c’était un militaire beaucoup plus qu’un diplomate : il avait pour maxime que la plume et l’épée doivent se manier avec une égale vigueur. Quoique d’un caractère emporté et impatient de toute contradiction, il n’hésitait pas, pour écarter une difficulté du moment, à se montrer fort prodigue de promesses qui ne devaient jamais se réaliser. Les affaires s’embrouillaient d’autant plus, et le vieil Heinsius proclamait hautement Cadogan un excellent général d’armée, ce qui signifiait en d’au-
il demanda instamment son rappel à Londres : son honneur et sa conscience ne lui permettant pas de signer un traité qui avait été conclu malgré les engagements les plus sacrés qu’il avait pris, au nom du roi, vis-à-vis des États de Hollande. 11 obtint à grand' peine l’autorisation de retourner en Angleterre, en laissant la signature au général Cadogan. (Coxe, Memoirs of lord Wulpole, 1. 1, p. 24.)