‹ Lord Walpole à la cour de FranceChapitre 124 sur 271 · NOUVELLES INTRIGUES · texte numérisé non relu

NOUVELLES INTRIGUES

La rentrée triomphale de M. de Fréjus à Versailles et les marques éclatantes de l’affection d« roi lui avaient assuré désormais une supériorité incontestable sur ses adversaires. M. le Duc, reconnaissant que lalutte était devenueimpossible, affectait à son égard une amitié et une confiance absolues, et comme le prélat insistait toujours auprès de lui pour obtenir l’éloignement de sa maîtresse et de son confident, il parut se résoudre à céder enfin à ses exhortations. La reine, qui ne voyait que par les yeux de M. le Duc, s’abstint de toute démarche en faveur de sa dame du palais : madame de Prie dut aller faire un voyage dans ses terres de Normandie, et Paris Duverney ne parut plus que rarement à Versailles, où même une affaire importante de finances se traita sans lui. Cependant le dernier mot n’était pas dit et les deux associés ne se tenaient pas pour battus ; la faiblesse de M. le Duc était un auxiliaire sur lequel ils savaient pouvoir compter, et dès le i®" juin, madame de Prie reprit que le ministre d’Angleterre ne risquait rien à l’aller •voir à Issy !

Page 1