ET DE L’ABBÉ DE MONTGON
« J’ai louché un mot des allégations de Ripperda, qui prêtait à M. de Fréjus, de concert avec le duc d’Orléans, l’intention de faire disgracier M. le Duc, de persuader le roi de France d’acquiescer au traité de Vienne et de rétablir le Prétendant sur le trône d’Angleterre. M. de Fréjus, toujours souriant, s’est moqué de Ripperda et de ses petites manœuvres, qui n’avaient pas d’autre mobile que le désir de semer dans celte cour des germes de jalousie et de divisions intestines. « C’est là, m’a-t-il dit, le dernier effort de l’Es- ({ pagne pour séparer la France de l’Angleterre ; « mais il sera aussi infructueux que les autres : « Ripperda ne se doute pas du véritable état des « choses ici, s’il me croit capable d’entrer dans a un complot pour ruiner M. le Duc et, à plus M forte raison, s’il s’imagine que je vais me jeter « pour cela dans ses bras et dans ceux de l’Es- « pagne. On connaît bien mes idées sur la ques- « tion du Prétendant; j’ai trop à cœur les inlé- « rêts de mon pays et ceux du roi pour chercher « à entraîner Sa Majesté dans des démarches ca- « pables de compromettre son amitié avec le roi