CALOMNIES QU’ILS RÉPANDENT
« de la Grande-Bretagne. Toutes ces réflexions, « d’ailleurs, sont inutiles, car je ne suis respon- « sable de mes actions qu’envers le roi. Vous « craignez, je le vois, que ces calomnies ne me « fassent tort, et je vous remercie de cette marque « d’amitié ; mais il y a longtemps que je connais « les manœuvres de ce malheureux Montgon ; « c’est un pauvre diable, d’une crédulité puérile, « et Dieu sait à quoi il est bon ! Je n’ai jamais « voulu fatiguer M. Walpole de toutes ces his- « toires qui me regardent; je les ai dédaignées, « pour m’occuper uniquement de mes fonctions « près du roi : tous ces bavardages, d’une na- (f ture si personnelle, ne valent pas la peine « qu’on en parle. Cependant je vous jure, a-t-il « ajouté en levant au ciel les yeux et les mains, «je vous jure devant Dieu que je n’ai aucune « correspondance directe ni indirecte avec qui « que soit en Espagne. »
Fleury pria alors M. Robinson de porter la lettre à M. de Morville, qui, se moquant de ces vagues insinuations, fît chaudement l’éloge du prélat et offrit sa tête à couper qu’il n’y avait pas