EST NOMMÉ PRINCIPAL MINISTRE
« de la donner à Sa Majesté catholique lorsque,
« étant seul avec elle, il en trouvera l’occasion « faTorable. Le nonce, du reste, ne l’a pas lue,
« et nul autre que vous ne la 'connaît. »
c Le maréchal de Berwick dînait seul avec nous et il se retira aussitôt après; j’ai pu alors reprendre notre conversation en tôte-àtête avec M. de Fréjus, et le remercier de la con- fidence qu’il avait bien voulu me faire et qui serait assurément fort agréable à Sa Majesté. Mais je lui ai fait observer que le premier éclat de cet événement ne laisserait pas de nuire aux intérêts du roi et à l’union entre les deux couronnes; je m’en étais déjà aperçu, grâce à mes intelligences parmi les Jacobites et autres mécontents, qui avaient basé leurs espérances sur les notions fausses qu’ils avaient de ses principes et de son zèle pour la religion. J’espérais donc qu’il ne me trouverait pas trop indiscret, si je lui demandais la marche que devait suivre le nouveau gouvernement et les changements qui pourraient avoir lieu dans le ministère. En effet, bien que les étrangers n’aient pas le droit