‹ Lord Walpole à la cour de FranceChapitre 174 sur 271 · PORTRAITS DU DUC D’ORLÉANS · texte numérisé non relu

PORTRAITS DU DUC D’ORLÉANS

cardinal, après mûre réflexion, a renoncé h prendre ce parti. Il a eu, je crois, dans celte occasion, quelque égard à ce que je lui ai représenté, que si on renvoyait du conseil le duc d’Orléans, sans pouvoir le convaincre d’aucune faute grave, cette mesure pourrait avoir de grands inconvénients aux yeux du monde, dans le cas où ce prince deviendrait l’héritier de la couronne de France et qu’elle porterait ainsi un coup funeste à l’œuvre sanctionnée par des traités solennels.

« Quant au maréchal de Yillars, aucun homme, dans sa haute position, n’a jamais été plus grossièrement illettré, ni plus ignorant que lui en politique; sa vanité le porte à croire qu’il sait tout mieux que personne, et il est d’ailleurs trop vieux pour se mettre à étudier. S’il s’agit de ses talents militaires, qui ont fait toute sa réputation, c’est lui-même qui se charge de les vanter partout de sa propre bouche, tandis qu’à entendre les ofûciers les plus sensés et les plus graves, il ne serait plus capable désormais, peut-être à cause de son âge, de rendre aucun bon service.

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