ET DU MARÉCHAL DE VJLLARS
On assure même que si M. le Duc, dont il s’était fait le courtisan le plus servile, était resté aux affaires, il n’aurait pas osé l’employer en temps de guerre; à plus forte raison aujourd’hui faut-il qu’il renonce à un pareil honneur. En additionnant avec tout cela ses infirmités, ce ne peut plus être maintenant qu’un simple zéro ; on croit qu’il s’en rend compte lui-même et que cela doit hâter sa fin, car depuis quelque temps sa santé dépérit tous les jours
(( M. de Morville, à ses débuts, ne s’entendait guère à la politique étrangère et il a l’esprit trop étroit pour que le temps et l’expérience puissent jamais faire de lui un homme important, ni rien de plus qu’un commis, bon à recevoir et à exécuter des ordres. Il ne s’y montre même point aussi expéditif qu’on pourrait le désirer, et bien
1. Ce qui ne l’empêcha point de prendre le commandement de l’armée française en Italie pendant la campagne de 1733, où la victoire lui resta fidèle, comme toujours. L’année suivante seulement, épuisé par la chaleur et les fatigues de toute sorte, il fut forcé de s’arrêter à Turin, où il mourut le 17 juin, ne se plaignant que de n’avoir pu trouver la mort sur le champ de bataille.