‹ Lord Walpole à la cour de FranceChapitre 180 sur 271 · LE MARÉCHAL DE TALLARD · texte numérisé non relu

LE MARÉCHAL DE TALLARD

« Votre Grâee n’ignore pas que le cardinal, lorsqu’il n’était encore qu’évéque de Fréjus, se plaisait à consulter, eu particulier, le maréchal d’Huxelles sur les affaires étrangères, jusqu’à ce que, la question de préséance ayant été tranchée par sa promotion au cardinalat, il ait pu l’admettre publiquement au conseil. 11 a aussi jugé à propos d’y faire entrer un nouveau menoÜDre, et il m’a fait savoir que son choix était

enfante, dont Charles, le quatrième, hérita de son titre et de ses biens. Le maréchal de Berwick fut tué par un boulet au siège de Philippsbourg, qu’il dirigeait, le 12 juin 1734.

Montesquieu a fait de lui le plus bel éloge : « Il aimait ses amis; sa manière était de rendre des services saus vous rien dire.

Il était impossible de le voir et de ne pas aimer la vertu J’ai

vu de loin, dans les livres de Plutarque, ce qu’étaient les grands

hoijimes; j’ai vu en lui de plus près ce qu’ils sont 11 avait

un grand fonds de religion. Jamais homme n’a mieux suivi ces lois de l'Évangile qui coûtent le plus aux gens du monde; euûn, jamais homme n’a tant pratiqué la religion et n’en a si peu parlé...» Horace Walpole, le fils du ministre sir Robert, a payé un poétique tribut de louanges et de regrets à la mémoire du maréclial de Berwick, dans la persomie de sa petite-fille, mademoiselle de Clermont, mariée à M. de la Vaupalüère, lurqu’elle vint le visiter à Strawberry Hill. Voici les vers qu’il lui adressa ;

Shall Britain aigh, v>hile Zephyr’s softest oare Wafta to her ahore the bright La Vanpallière ?

Ah ! yes : descended from tho British throne,

Shc vie'wa a nymph sbe must not call her own ;

Sfae seea how dear haa Stuart'a exile coat,

By Clermont’a charma, and Ber'wick'a valor lost.

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