C8 FLEURY EN FAIT PART A M. ROBINSON
« parfaite avec eux , et vous seriez dans une « grave erreur si vous pensiez qu’on est dis- « posé en France à faire la guerre, ou qu’on « pourrait aisément amener les esprits à l’en- « treprendre contre l’Espagne. Je ne sais donc « comment répondre à M. Walpole, quand il « nous demande de la déclarer, dès les pre- « mières hostilités contre Gibraltar : s’il désire « donner satisfaction au peuple anglais, j’ai les « mêmes raisons pour ne pas mécontenter notre M nation. Le seul moyen qui nous reste pour ({ populariser ici la guerre, c’est de la rejeter en « entier sur Charles VI, comme s’il en était le « principal instigateur, et de lui en faire sup- « porter toutes les conséquences : par cette ma- « nœuvre mieux encore que par la force, le roi « d Espagne se convaincrait de la faiblesse de « l’Empereur, sur la duplicité duquel il est déjà « suffisamment édifié n Le cardinal termina en disant que les sentiments qu’il venait d’exprimer [étaient d’une