EXIGENCES DE L’ANGLETERRE
nature trop délicate pour être transmis par une dépêche au secrétaire d’État d’Angleterre, et qu’ils ne convenaient qu’à son intimité avec M. Walpole.
Le cabinet anglais, n’appréciant pas à leur juste valeur toutes les difficultés de la position du cardinal, insistait sans relâche auprès de lui pour qu’il renforçât la garnison de Gibraltar d’un corps de troupes françaises, ce qui serait devenu une véritable déclaration de guerre contre l’Espagne. Cette situation, déjà si tendue, se compliqua encore par l’arrivée à Paris de l’abbé de Montgon, chargé de propositions pacifiques pour la France de la part de Philippe V, qui était bien informé des perplexités du ministère de Fleury et se savait soutenu en France par un parti nombreux et puissant*.
L’abbé de Montgon, qui avait déjà blessé le cardinal en répandant, comme nous l’avons dit, de faux rapports sur ses intrigues supposées avec l’Espagne, se livra, en arrivant à Paris, à des