DEUX ESCADRES DANS LA MÉDITERRANÉE
et que le premier acte d’un règne doit toujours être la stricte observation des traités et des engagements pris avec les alliés.
« Voilà, dit-il encore, comment j’ai parlé hier « au conseil, et je n’ai pas trouvé de contradic- «teurs; le maréchal d’Huxelles lui-même se « taisait, en baissant la tête d’un air de mau- « vaise humeur. Si, du reste, vous pouvez mettre « M. de Morville sur ce sujet, sans faire allusion « à ce que nous venons de dire, vous verrez « qu’il vous tiendra le même langage «. n
En effet, des ouvertures dans le sens d’une pacification générale avaient été faites directement à l’Empereur et à l’Espagne, par la France et l’Anglelerre réunies, et le cardinal avait même cru devoir appuyer ses démarches par l’envoi, sur les côtes d’Italie et de Sicile , d’une escadre de six galères, commandée par le chevalier d’Orléans. Une autre escadre de douze vaisseaux de guerre, sous les ordres du marquis d’O, avait fait voile en même temps de Brest