LE COMTE DE SINZINDORFF
du cardinal, pour semer la discorde et les méfiances entre les alliés de Hanovre et taire traîner les affaires en longueur ^ Heureusement ces efforts malveillants n’eurent d’autre résultat que de rendre la position des ministres impériaux .eux-mêmes tellement fausse, qu’ils se virent contraints de traiter enfin sérieusement delà paix, sans même attendre l’assentiment ni le concours des plénipotentaires d’Espagne Bien que le
gogne et de la maison de Watteville, passe encore les Allemands dans leur caractère naturel, je parle des Allemands impérialistes, c’est-à-dire vains, glorieux, méprisants et faibles, se ressentant en tout de la mauvaise et ridicule idole colossale qu’ils desservent; ce premier ministre de l’empereur, dis-je, vient en France, au congrès de Soissons, et de là à Paris; il arrive prévenu du dessein secret de se payer de la peine qu’on lui donne d'apporter en France la négociation générale que l’àgc du cardinal et le respect réel dû à la France s’y sont attirés. Sinzindorff est régalé, enfestiné, caressé, resj)ecté et, en un mot, mieux traité qu’il ne
méritait au fond Cet Allemand superficiel et méprisant u’em-
porta à Vienne que de l’ingratitude de nos égards pour lui. » (D’Argenson, Mémoires, t- I, p. 337.)
1. 11 ne semble pas, du reste, que personne fût bien pressé d’en finir. Barbier dit, au mois d’août 1728 : « Le congrès de Soissons va très-doucement. La plupart des plénipotentiaires sont à Paris, où ils font belle figure et où il y a beaucoup d’étrangers. » (T. I, p. 278.)
2. Le comte de Bouneval (le futur pacha, alors au serxicc de l’empereur) écrivit à la cour d’Espagne de ne se fier nullement