QUESTION DE DUNKERQUE
lution, c’était Horace Walpole seul qui était capable de l’arracher à l’amitié du cardinal. Aussi sir Robert le pressait-il vivement, dans sa correspondance, d’y employer tout son crédit ; (( Si votre résolution de quitter Paris est inébranlable, lui disait-il, tâchez au moins d’enlever cette affaire avant votre départ ; prouvez au cardinal que son amour-propre personnel est aussi intéressé que le nôtre à en finir sur ce point délicat, puisque nos ennemis prétendent que son pouvoir décline, et qu’il n’ose plus, comme autrefois, prendre sur lui de décider seul une question de quelque importance. »
Walpole, pour ee conformer au désir de son frère, mais sans se faire illusion sur les chances de succès, avait déjà fait auprès du cardinal plusieurs tentatives, sans obtenir autre chose que des paroles vagues, qui laissaient toujours l’affaire en suspens. Enfin, pressé de nouveau par sir Robert, il fit un dernier effort, pour emporter de Paris une réponse qui pût paraître satisfaisante : « Le 5 septembre 1730, dit lord Waldegrave dans son journal, M. Walpole