TOUTE-PUISSANCE DU DUC D’ORLÉANS
« Tel est le résumé impartial des relations de sir Luke Schaub avec le comte de Nocé ; je crains qu’il n’ait fatigué Votre Seigneurie, mais je devais le soumettre à l’appréciation de Sa Majesté, pour qu’elle décidât jusqu’à quel point il peut affecter son service dans cette cour. J’ai fait tous mes efforts pour découvrir si le retour des personnes disgraciées par l’influence du cardinal est susceptible de produire une modification dans le gouvernement, qui est aujourd’hui tout entier entre les mains du duc d’Orléans, ainsi que dans les mesures prises jusqu’à présent pour assurer la paix de l’Europe. Je ne crois pa«i qu’il y ait aucun danger, tant que ce prince continuera à être premier ministre, ni qu’il y ait aucun motif de redouter qu’il n’ait envie de céder son pouvoir à un autre. D’abord, il n’existe parmi ceux auxquels il pourrait se fier aucun homme capable de remplir ce poste ;
ment aimé. Il a de l’esprit, mais il n’y a absolument rien de bon chez lui. Il parle toiyours contre Dieu et les hommes ; il est vert, noir et jaune foncé : je ne comprends pas qu’on puisse aimer un pareil drôle. » (Duchesse d’Orléans, Correspondance, t. II, p. 117 et 224.)