‹ Lord Walpole à la cour de FranceChapitre 43 sur 271 · PASQUINADE · texte numérisé non relu

PASQUINADE

léans, qui ne voulaient que des commis prêts à contre-signer leurs actes politiques; mais ce prince ne s’était pas fait faute d’en plaisanter tout le premier. Les pasquinades étaient un jeu d’esprit fort en vogue à cette époque où l’on se raillait de tout, et le Régent s’était amusé à en faire circuler une * sur lui-même et sur son ministère ; W. Coxe nous l’a conservée.

C’était chez madame d’Averne, au milieu d’une nombreuse réunion de dames, de courtisans, d’hommes de lettres et d’artistes. « Mesdames et Messieurs, dit le prince, les Français sont fort malins et se plaisent à répandre les plus cruelles satires contre moi et contre les ministres; ils prétendent que le czar de Russie^, convaincu que la France est le pays le plus sagement gouverné de tous ceux qu’il a parcourus, vient d’envoyer un ministre tout exprès pour requérir l’assistance de mes conseillers. Cet ambassadeur me fait les compliments les plus flatteurs de la part de son maître, et je lui ré-

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