‹ Lord Walpole à la cour de FranceChapitre 45 sur 271 · Joseph-Jéan-Baplisle Fleuriau d’Armenonville · texte numérisé non relu

Joseph-Jéan-Baplisle Fleuriau d’Armenonville

2. Jean-Frédéric Phélippeauï, comte de Maurepas, petit-fil» du chancelier de Pontchartrain, était un homme d’esprit, mai» d’une extrême légèreté de caractère. Il resta aux affaire» dans différents emplois jusqu’en 1749, époque à laquelle il lut exilé de la cour par l’influence de madame de Pompadour, qu’il avait chansonnée. Son exil dura tout le reste du règne de Louis XV; mais il fut rappelé à l’avénement de Louis XVI, et il remplit alors quelque temps le poste de premier ministre. Il est mort en 1781, à l’âge de 82 ans.

à Sa Majesté Czarienne; aussi j’espère qu’elle sera assez bonne pour attendre que je sois un peu plus au courant des affaires. J’ai de l’intelligence, le désir d’apprendre, l’amour du roi et de l’État; mais je sors du collège et je n’ai jamais vu d’autre vaisseau que celui qui a remonté la Seine il y a deux ans, et ceux de deux pieds de long qui servent à amuser les enfants de mon âge. Je ne désespère pourtant pas de pouvoir me rendre utile un jour à Sa Majesté Czarienne, mais jusqu’à présent je n’ai jamais pu être autre chose qu’un garçon vif et malin. »

L’ambassadeur continue sa tournée; il s’adresse à Breteuil *. « A qui en voulez-vous,

{ . l«r juillet. « Le ministère de la guerre a été donné à M. de Breteuil, maître des requêtes et intendant de Limoges : homme de condition et d’infiniment d’esprit, qui faisait à outrance le petit-maître étant conseiller au Parlement; mais ce grand feu

est passé. Il est beau d’être ministre à 38 ans La fortune de

M. de Breteuil vient de ce qu’étant intendant de Limoges il a enlevé, dit-on, des registres de Brives-la-Gaillarde l'acte de mariage du cardinal Dubois. On croit que M. de Breteuil, qui ne sait rien, aura peine à se soutenir dans sa place, car il succède à un homme qui la remplissait parfaitement bien (M. Leblanc), n (Barbier, Journal, t. 1, p. 181.) M. Leblanc revint au ministère à la disgrice de M. le duc, et M. de Breteuil n’y rentra qu’en 1740, après M. d’Angervilliers. 11 est mort d’apoplexie en 1743.

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