‹ Lord Walpole à la cour de FranceChapitre 62 sur 271 · INTRIGUES DE TOUTES PARTS · texte numérisé non relu

INTRIGUES DE TOUTES PARTS

et comme c’est une femme aussi intrigante qu’avide, l’argent sera le principal objet de sa convoitise. On présume donc que les frères Pâris parviendront à s’emparer d’elle en employant cet appât, et par elle à gouverner M. le Duc dans les questions de finances, à l’exclusion de M. Leblanc et de M. Law, vers lesquels Son Altesse inclinait sensiblement.

« En raisonnant ainsi, il est assez vraisemblable que d’ici à peu on verra éclater dans cette cour des cabales et des divisions de toutes sortes ; mais nous nous en consolerons, par la pensée que plus que jamais l’intérêt de M. le Duc et des autres princes sera de faire la cour à Sa Majesté plutôt que de se brouiller avec elle. On croit donc généralement ici que Son Altesse, en donnant au maréchal de Villars une marque parti-

sence d’esprit; une extrême indifférence dans ses choix, et avec

cela l’extérieur le plus décent du monde M. le Duc en devint

éperdùment épris : elle ne le fit guère languir. Dès qu'il devint premier ministre, la de Prie et Paris du Verney le tinrent en tutelle. » La duchesse d’Orléans écrit le 14 juin 1720 : « M. le Duc avait parlé contre Law : quatre millions l’ont amené à se déclarer en sa faveur ; il y a eu trois millions pour lui et un pour madame de Prie. » (Duchesse d’Orléans, Correspondance, t. II, p. 242.)

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