‹ Lord Walpole à la cour de FranceChapitre 75 sur 271 · DE WALPOLE VIS-A-VIS DE SCIIAUB · texte numérisé non relu

DE WALPOLE VIS-A-VIS DE SCIIAUB

dances particulières. Il en était de même des dépêches pour l’Espagne et pour Cambrai, qui étaient adressées sous pli à Schaub, et qu’il était libre de réexpédier ou d’employer comme bon lui semblait. Cette diplomatie en partie double était odieuse à Walpole ; il en ressentait tous les inconvénients , et il y voyait de plus une sorte d’humiliation pour l’Angleterre et pour luimême aux yeux des étrangers; aussi écrivait-il à lord Townshend peu de temps après la mort du duc d’Orléans : « De la dépêche qui recevra les signatures réunies de mon ami sir Luke Schaub et de moi , je ne sais pas le premier mot : nous en avons parlé ensemble hier à Versailles, et je l’attends cette après-midi avec une lettre toute faite pour nous deux. Quant à ce qu’il écrira en particulier, je l’ignore encore davantage, si cela est possible; je n’ai donc pas d’autre ressource, au fond de ce chaos, que de m’en rapporter à la bonté constante de Sa Majesté envers son fidèle sujet , et à toute votre indulgence, pour ce que j’ai fait et ce que je dois faire encore, n

Schaub, de son côté, résolu à défendre son terrain pied à pied, n'épargnait à Walpole aucune des petites avanies qu’il pouvait se permettre sans rompre ouvertement avec lui.

L’affaire du duché de La Vrillère, depuis longtemps concertée entre Schaub et lord Carteret, pour capter la faveur de George I" en fiat-' tant ses sentiments intimes, était le champ de bataille où il cherchait toujours à attirer son rival et à le compromettre. Instruit par madame de La Vrillière que M. le Duc souhaitait également d’obtenir un duché pour le marquis de Prie, il croyait pouvoir compter sur l’appui de ce prince auprès du roi dans l’intérêt de cette double affaire; mais il poussa trop loin ses importunités, qui finirent par fatiguer M. le Duc comme elles avaient déjà fatigué le duc d’Orléans. Le premier ministre, dans une audience qu’il avait donnée à Walpole , se plaignit de l’inconvenance des manœuvres de Schaub, en constatant la répugnance du jeune roi et l’opposition de la noblesse contre l’érection de ce nouveau duché. Wal»

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