‹ Lord Walpole à la cour de FranceChapitre 93 sur 271 · REFUS DE GEORGE · texte numérisé non relu

REFUS DE GEORGE

position. Malgré celte réponse, le comte de Broglie ne se tint pas pour battu : il fit part de sa démarche au duc de Newcastle et à lord Townshend, en les engageant fortement à employer toute leur influence sur le roi, pour faire réussir ce projet. Son insistance ne s’arrêta que lorsqu’ils lui eurent prouvé sans réplique que rien ne pourrait ébranler l’attachement du roi à sa religion, et que le mariage d’une princesse du sang royal d’Angleterre avec un catholique était contraire aux lois du royaume*.

Pendant tous ces pourparlers, le bruit s’était répandu à Paris que le mariage du roi venait d’être conclu avec une princesse d’Angleterre, et M. le Duc, en retardant les fiançailles de l’In-

1. « Nous lui avons expliqui?, écrit le duc de Newcastle à Walpole, le ljut principal de la révolution au point de vue de la succession protestante, qui est la sauvegarde de la religion dans les trois royaumes. Nous lui avons démontré que le premier acte du roi Guillaume, confirmé par le gouvernement actuel, en excluant du trône les catholiques, établit que tout membre catholique de la famille royale ou tout prince ou princesse mariés à des catholicjues sont déchus du droit de succession à la couronne. Quel déplorable effet produirait dans le pays un pareil mariage, et combien paraîtrait criminel celui qui passerait pour en avoir été l'instigateur! » White-Hall, 12 mars 1725.

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