‹ LorenzaccioChapitre 31 sur 95 · Les gens d'église · texte numérisé non relu

Les gens d'église

que cela et plus profonde. Ah! comme les hommes sortent d’eux-mêmes tout à coup après dix ans de silence! Cela est effrayant. Maintenant, que ferai-je? Est-ce que j'aime Alexandre? Non, je ne l’aime pas, non, assurément; j'ai dit que non dans ma confession, et je n’ai pas menti. Pourquoi Laurent est-il à Massa? Pourquoi le duc me presset-il? Pourquoi ai-je répondu que je ne voulais plus le voir? pourquoi ? — Ah! pourquoi y a-t-1l dans tout cela un aimant, un charme inexplicable qui m’attire ? (Elle ouvre sa fenêtre.) Que tu es belle, Florence, mais que tu es triste! Il y a là plus d’une maison où Alexandre est entré la nuit, couvert de son manteau; c’est un libertin, je le sais. — Et pourquoi est-ce que tu te mêles à tout cela, toi, Florence? Qui est-ce donc que j’aime ? Est-ce toi, ou est-ce lui?

AGNOLO, entrant. — Madame, Son Altesse! vient d’entrer dans la cour.

LA MARQUISE. — Cela est singulier; ce Malaspina m'a laissée toute tremblante. |

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