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d’autre chose que de mes cottes. À propos, j’ai parlé de vous
à ma chère tante. Tout est au mieux; venez donc vous asseoir
un peu ici que je vous parle à l’oreille.
GIOMO, bas au duc. — Cela est singulier, au moins; la cotte de mailles est enlevée.
LE DUC. — On la retrouvera. (1 s’assoit à côté de Lorenzo.) GIOMO, à part. — Quitter la compagnie pour aller cracher
dans le puits, cela n’est pas naturel. Je voudrais retrouver
cette cotte de mailles, pour m’ôter de la tête une vieille idée qui se rouille de temps en temps. Bah! un Lorenzaccio! La cotte est sur quelque fauteuil.
SCÈNE VII. — Entre SALVIATI, couvert de sang et boitant ; deux hommes le ‘soutiennent.
Devant le palais.
SALVIATI, criant. — Alexandre de Médicis! ouvre ta fenêtre, et regarde un peu comme on traite tes serviteurs!
LE DUC, à la fenêtre. — Qui est là dans la boue? Qui se traîne aux murs de mon palais avec ces cris épouvantables ?
SALVIATI. — Les Strozzi m'ont assassiné; je vais mourir à ta porte.
LE DUC. — Lesquels des Strozzi, et pourquoi ?
, SALVIATI. -— Parce que j'ai dit que leur sœur était amoureuse de toi, mon noble duc. Les Strozzi ont trouvé leur sœur insultée parce que j’ai dit que tu lui plaisais; trois d’entre eux m'ont assassiné. J’ai reconnu Pierre et Thomas; je ne connais pas le troisième.
LE DUC. — Fais-toi monter ici; par Hercule! les meurtriers passeront la nuit en prison, et on les pendra demain matin. (Salviati entre dans le palais.)