ACTE III. SCÈNE III
SCORONCONCOLO. — Quatre ou cinq fois. Il y avait un jour à Padoue une petite demoiselle qui me disait.
__ LORENZO. — Montre-moi cette épée. Ah! garçon, c’est une brave lame.
SCORONCONCOLO. — Essaye-la et tu verras.
LORENZO. — Tu as deviné mon mal, j’ai un ennemi. Maïs pour lui je ne me servirai pas d’une épée qui ait servi pour d’autres. Celle qui le tuera n’aura ici-bas qu’un baptême!, elle gardera son nom.
SCORONCONCOLO. — Quel est le nom de l’homme?
LORENZO. — Qu'importe? M'es-tu dévoué ?
SCORONCONCOLO. — Pour, toi, je remettrais le Christ en Croix.
LORENZO. — Je te le dis en confidence, — je ferai le coup dans cette chambre. Écoute bien, et ne te trompe pas. Si je l’abats du premier coup, ne t’avise pas d’y toucher. Mais je ne suis pas plus gros qu’une puce, et c’est un sanglier. S’il se défend, je compte sur toi pour lui tenir les mains ; rien de plus, entends-tu? c’est à moi “ie il appartient. Je t’avertirai en temps et lieu.
SCORONCONCOLO. — Amen!