SCÈNE IV Erminio et César
Erminio. — Ne vous souciez, je feray pour vous envers mon père comme je voudrois qu’on fist pour moy; prenez seulement courage, tout se portera bien.
César. — Je vous prie, faictes le en tous cas, et de bonne sorte, parce que je suis réduict à ces termes que je ne puis plus vivre si je n’obtiens ce désir.
Erminio. — Laissez-moy faire, allez, à Dieu, je vous promets que je lui en parleray avant les vingt-quatre heures sonnées.
César. — C’est qu’il est meshuy vingt-trois heures, et plus.
Erminio. — Je vous le jure, vous l'affirme encores et encores.
César . — Je me recommande à vous. A Dieu.
(Il sort. )
Erminio. — Ay-je pas dict expressément à celte vielle de revenir vite, et ne l’ay-je point hastée ? oh, c’est grand’pitié de l’indiscrétion des serviteurs. Il méprend quelquefoys envye de me servir moy-mesme. En attendant ce... j’ay failh le dire ! je suys en un tourment affreux. Mais mieux vaut que je m’achemine par là, pour la rencontrer. Oh là ! voic> quelqu’un qui sort de l’église.