‹ LorenzaccioChapitre 5 sur 60 · GG · texte numérisé non relu

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prêchant contre la sodomie, comment ne descends-tu pas du ciel, pour brûler tous ces pays-ci? Toute notre patrie se peut appeler la mère de ce péché, car nulle part au monde il n’en est d’aussi souillé par lui. O Italie, attends la vengeance I » Mais ni saints, ni Savonarole, n’ont prévalu. Et le « péché », que pouvaient excuser, entre François de Médicis et Lorenzino, l’entraînement de leurs treize ans, l’adolescence, la beauté, cet instinct des amitiés excessives qui se sentent incomplètes si elles ne vont pas jusqu’à la possession sexuelle, ce péché universel de l’Italie n’est plus qu’une honte sordide, passion de galérien et de réprouvé, lorsqu’il existe entre ce pape de cinquantedeux ans et les seize ans de Lorenzino, quo Clemens abutebatur, comme dit le vieux manuscrit, « dont Clément abusait » .

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