‹ Lorenzo, ou, Le ConscritChapitre 36 sur 56 · I.E cHOLiir.A · texte numérisé non relu

I.E cHOLiir.A

vous combien ont réchappé avec un verre d'iiuile de Lucques ou de Nice? combien de vomisfements se sont arrêtés, combien de douleurs se sont calmées? Pour le choléra, l'huile est un remède souverain, et j'en ai vu des effets prodigieux. J'en donnais moi-même à boire, j'en frottais Teslomac des malades, et il n'y a rien de plus salutaire que les Irictions administrées avec delà laine trempée dans l'huile. Je suis certain, Pasqua, qu'au lit des cholériques, avec votre bon cœur, vous auriez surpassé tous les autres en zèle et en dévouement. Oh ! quel triste spectacle de voir ces visages brûlants, ces joues bleuâtres, ces yeux livides! d'entendre ces soupirs étouffés, ces respirations haletantes, ces gémissements, ces cris déchirants! d'être témoin de ces convulsions, de ces contorsions, de ces soubresauts ! de voir ces yeux mornes, fixes, vitreux, et de tenir le bassin pendant que ces infortunés vomissent avec des efforts cruels! Ah! Pasqua, pouvoir souvent les calmer avec une gorgée d'huile et ne pas être empressé à la leur donner, dites?

— Mais quel est le chien qui empoisonne de la sorte les chrétiens? Et vous autres, prêtres, vous ne les accusez point à la justice? Vous ne les faites pas rouer tout vifs ces scélérats, ces fléaux du monde? Ouf, si c'était moi! Est-ce ainsi qu'on traite les pauvres gens? On m'a dit que ce sont eux qui jettent sur le raisin cette poussière qui le gâte et qui le dessèche, que ce sont eux qui ont soufflé le brouillard sur les fèves, qui jettent le malheur sur le b!ô avec des ballons qu'ils lancent en l'air où ils éclatent et font pleuvoir le poison sur les champs. Maintenant, il n'y a ni pain, ni vin, ni pommes de terre, ni fèves, ni olives, et tout estempoisonnépar ces maudits ennemis des pauvres*.

(1) Il y a deux ans, outre la maladie de la vigne et des pomaies da tene, il y avau unu grande rareté de bie en Italie.

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— Nt; maudissez personne, Pasqua. La terre et l'air appartiennent à Dieu el les hommes n'y peuvent rien.

— Alors, nous sommes donc k la fin du monde. Nastasie me disait le mois passé qu'en en avait reçu l'avis de Rome , et que, pour la SainL-llichel de septembre , il pleuvrait le feu du ciel, et que nous serions tous au jugement universel dans la vallée de Josaphat*.

— Vous croyez que nous ne sommes qu'à deux mois do la fin du monde , et vous vous chagrinez tant pour un peu d huile et un peu de vin donnés aux m;iladcs par charité? Le monde ne finira pas de sitôt, Pasqua: mais nous pouvons bien finir nous, et nous ne sommes pas sûrs de vivre deux mois, ni même deux jours; aussi, ma bonne sœur, soyons généreux avec les pauvres.

— Généreux? vous l'êtes tant, vous, que votre maison ressemble au clocher qui est ouvert à tous les vents. Si nous continuons de ce train , vous n'aurez bientôt plus une chemise pour vous changer, et je ne trouverai plus un drap à mettre sur votre lit, car les armoires sont presque vides. Ah! Pasqua, pauvre Pasqua ! va, cours, trotte pour fournir de linge; la maison de l'Archiprêlre! Et quand l'Archiprêtre s'est dépouillé pour ses paroissiens, nonseulement ils ne lui en ont point de reconnaissance, mais, si l'occasion se présente, ils en disent du mal, ils le haïssent, ils le persécutent. J'aimerais mieux être ramoneur de cheminées qu'archiprêlre ; car vous leur donnez jusqu'à votre chemise , et vous vous exposez à être pillé par CCS méchants assassins.

' L'auteur passant à la fin de l'cté dans un vHhtge des environs de Slnntoue, une femme l'aborde en lui disant : « Venez-vous de Rome? — Oui, répondit-il. — Est-il vrai que ie Pape a donné à tous les chrétiens l'indulgence in arliculo morlis, parce que le monde finitau mois de septembre? — liassurez-vnus, il no finira pas cettu année? — Vraiment ! tout le uionde le dit. »

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— Ne vous fâchez pas pour quelques mètres de toile, Pasqua; vous ne savez pas les misères dont j'ai été témoin à cause de celte maladie mortelle^ et je n'aurais jamais cru que l'indigence pût réduire certaine famille U un pareil état de dénuement. Depuis que le prix du grain est si élevé, les pauvres mères, pour donner à manger à leurs enfants qui demandent du pain en [)leurant, recourent à leurs maris qui, en ce moment, ne gagnent pas assez pour les rassasier ; aussi les malheureuses femmes vont engager au Mont-de-Piété le collier qu'elles ont au cou, et même leurs pendants doreilles : ensuite elles tombent sur la batterie de cuisine, et commencent par les ustensiles les moins indispensables , comme les plats d'élain, les réchauds, la bassinoire, et elles continuent par le seau en cuivre, le chaudron, la bouilloire, se résii^nant à faire leur manger dans des pots en terre cuite, l'^nsuite elles arrivent aux couvertures d'hiver , aux robes; elles finissent par leurs draps et leurs matelas, et en dernière ressource elles engagent les chemises, laissant leur famille dépouillée et presque nue. Les pauvres petites filles n'osent plus, sans leur petite toilette, sortir de la maison; elles ne vont plus à la messe, elles n'entendent plus la parole de Dieu ; la pauvreté extrême les avilit, elles s'abrutissent sous leurs haillons; la paresse, l'indolence, le découragement les énervent, et elles gémissant sans espoir dans une oisiveté mortelle; enfin, comme ("lies ne sortent plus pour se rendre à l'ouvrage, ou pour aller chercher leur tâche chez les marchands, elles restent immobiles à couver leur misère, sales, échevelées, avec des vêlements en loques et en guenilles qui leur tombent du dos.

— Oh! ne croyez pas, signor Archiprêtre. que ces mendiantes soient si honteuses ; j'en ai toute la journée le long des escaliers , et elles m empestent le salon , elles

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somenl la saleté partou'. et sont si voraces que le four ne les rassasierait point.

— Non, Pysqua, vous vous trompez. Je ne parle pas des mendiants, mais des familles honnêtes, qui ont toujours été- bien vues, et que la pauvreté ronge à présent. Ce sont les imprimeurs, les sculpteurs, les mosaïstes, les peintres et tous ceux qui vivent de ces arts et métiers qui ne sont pas de première nécessité. Aussitôt que la moindre disette se fait sentir, ils sont les premiers congédiés par leurs maîtres qui n'ont plus d'ouvrage à leur donner. De ce nombre sont encore les petits clercs, les commis, les employés dans les études des notaires et les bureaux des banquiers ; ils gagnent modestement leur vie à copier quand les temps sont doux: mais aussitôt que la cherté se fait sentir, leur travail ne leur donne plus le pain nécessaire à leur famille; les villes sont pleines de ces pauvres honnêtes, et on les voit sortir avec des vêtements propres mais râpés jusqu'à la corde, avec un chapeau crasseux, avec des souliers sans talon. Ils sont pâles, décharnés; on lit la faim sur leur visage, et plus encore l'inquiétude de trouver un peu de pain pour leurs petits enfants qui quelquefois soni nombreux comme une nichée. Ils n'osent pas demander, ils rougissent de tendre la main ; et l'heure du dîner est déjà passée sans que ces malheureux aient de quoi mettre sous la dent. Ah ! Pasqua, vous ne savez pas ce que c'est que la misère! Et s'ils viennent s'atlresser à lArchiprêlre. vous les brusquez, vous les rudoyez, vous les faites languir des heures entières sans m'appelcr.

— Ils sont importuns, savez-vous, et il y en a quelquefois qui se présentent avec un certain air comme s'ils étaient des marquis.

— lis n'étaient pas accoutumés U recourir aux étrangers; et beaucoup d'entre eux sont des gens nés de parents aisés, qui, pour avoir fait un mariage de caprice, ou pour

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avoir eu de longues maladies avec beaucoup d'enfnnts îi soutenir ou par mille aulres accidents, sont tombés dans hi gêne; et ils n'en mérileiit que plus de compassion. Ht.'la^! que m'est-il arrivé de voir dans ces malheureux jours! Lo père attaqué du choléra, étendu sur une paillasse sous une vieille couverture, et à côté de lui une jeune tille dequinzo ans et un jeune homme de vingt ans ; et tous trois se débattant contre d'airoces douleurs, vomissant 1 un sur l'autre, s'agilant, se roulant, et gémissant. Sur un grabat étroit, j'en trouvai cinq entassés comme des animaux, deux frères et trois sœurs, sans draps, sans couverture. Ils avaient jeté leurs habits sur eux pour se couvrir un peu, et ils étaient là serrés pêle-mêle l'un contre l'autre, frissonnant, grinçant des dents et tremblynls dans tous leurs membres. J'en ai trouvé sans chemise et sans drap enfoncés dans un sac; je regardais autour de moi, je no voyais ni feu, ni ustensile de ménage; et cependant je reconnaissais à quelque armoire, quelque table, ou quelque tasse de porcelaine quecette maison avait dû autrefois être bien garnie. Ailleurs, je trouvais un père mort depuis plusieurs heures, et un petit enfant mourant sur le mémi! lit, et je ne savais où porter le cadavre pour assister le petit. Oh! Pasqua! et je garderais les armoires pleines de liiige I En vérité, en présence d'un pareil spectacle, je mo serais enlevé la chemise du dos, et vous auriez fait la môme chose, vous qui êtes bonne et généreuse.

— El pourquoi. Don Giovanni, ne pas me dire cela plus lot? je vous aurais donné les draps de chanvre. Mais prendre les fins, et jusquà ceux de toile de Hollande que vous réserviez pour les occasionsdes étrangers.

— .le l'ai fait, Pasqua. J'ai commencé par les vieux, les communs, et j'ai fini par les fins. Dieu y pourvoira et nous en referons d'autres.

— Mais toutes ces chemises a qui les avez-vous don-

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nées? 11 est houreux que vous n'aviez pas la Hof de mon armoire, car autremcnf. vous auriez aussi pris les miennes.

— La tentation m'en est venue, Pasqua, et j'ai clierchù la clef; mais j'avais inteniion de vous en parler d'abord et (le vous les remettre ensuite. J ai donné mes chemises a des hommes et môme h des femmes : pouvais-je les voir ainsi souffrir sans linge sur le dos? je devais encore habiller tant de pauvres enfants, qui avaient perdu père et mère pour les envoyer dans quelque asile : vouliez-vous qu'ils s'en allassent sans chemise? A propos, Pasqua, pendant que nous parlons d'asile, dans un moment Vincent reviendra avec deux pauvres petites créatures, l'une do trois et l'autre de cinq ans, leur mère est morte sous mes yeux ce malin, et je ne sais pas encore où les loger : j y penserai, mais en attendant je les recommande à votre charité, ma bonne Pasqua. Faites-leur tout de suite une ?;oupe, car ils ont faim ces pauvres petits. Ensuite, allez chez la fripière du coin, et choisissez une petite robe pour la petite fille, et des souliers et un pourpoint pour le petit parçon. Agathe, la mercière à côté, doit avoir des bas fiiyés et des petites bottines. Oh! Pasqua, vous qui êtes SI bonne, faites celte bonne action.

Pendant que Don Giovanni se débattait ainsi avec Pasqua qui passait alternativement des transports do la colère aux larmes de la pitié, Don Egidio, le vicaire, rentra. Il était pâle, ses yeux étaient entourés d'un cercle noi;comme ceux d'un homme fatigué et qui n'a pas dormi. Il se lai?sa toti;ber sur une chaise, dégrafa son collet en poussant un gros soupir et dit :

— Oh! signor Archiprêtre, quelle nuit affreuse! quelles scènes de mort! quelles horreurs dans la maison du comte Philippe!

— Comment? le mal l'a-t-il surpris? Le vieux franc-

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maçon que j'ai été voir avant-liior pour lui demander quelque secours pour la famille de maître Pierre, savezvous ce qu'il m'a répondu : « Archiprêtre, je ne vous donno rien : enfin ce bon ami de choléra est arrivé. C'est uu excellent balai pour nous débarrasser les pieds de cette dégoûtante pauvraille qui salit les rues; laissez-les crever ces vauriens. C'est vous autres prêtres qui fomentez leurs vices en leur faisant trop de caresses. Ce sont des paresseux qui pour ne rien faire prennent l'écuelleet s'en vont à la porte des curés et au vestibule des frères et sont sûrs d'avoir la soupe et de s'emplir le ventre de fèves et de haricots. Qu'ils travaillent, ces fainéants et ne vivent pus d'ordure comme les mouches. »

— Il a dit cela? Oh I il l'a payé cher, et la justice de Dieu est tombée sur lui à l'improviste. Au moment où je sortais de la rue du Lion où le mal sévit avec fureur, voilà qu'un valet accourt à moi, en me disant : « Vite, à l'hôtel du comte Philippe, la vieille comtesse se tord de douleurs. Hâtez-vous, par charité; si vous voyiez comme elle gémit et se tord sur son lit ! » Je cours, et déjà elle était raide et glacée des pieds aux genoux. Signor Archiprêtre, vous savez que celte dame, au temps de Napoléon, était une des Vénérables parmi les Maçonnes ; elle en a tant fait ! Je l'ai entendu raconter par mou père, qui avait été le médecin de cette maison. C'est elle qui n'avait pas fait baptiser sou enfant. Le voyant dévoré de verset mourant, cette cruelb mère dit en pleurant : « Hélas! il n'est pas baptisé, n Et sa parente, lasignora Emilia, prit un verre d'eau, le baptisa et envoya ce petit ange au paradis. Mais, pour en revenir à la comtesse, se sentant à bout, elle m'a fait sa confession et j'espère que Dieu l'aura reçue dans sa grâce.

— Vous me dites une chose qui me console : au fond cette dame avait de bonnes qualités, et elle faisait l'aumône; Dieu l'en a récoœpensce.

2oR Li: CHOLÉr. s.

— Attendez, attendez! La vioille comtesse n'était pas encore morte, que son fils unique entre dans la chambre et me prend par lo bras : « Vile, ma femme a les douleurs fct les vomissements rétoulTent. » Je cours, et je vois cette bonne dame les joues en feu, les lèvres enflées, sùches et ouvertes : je m'approche d'elle, je l'encourage, je la dispose à la confession, mais elle me répond : « Mon père, la mort ne me fait pas peur, je l'ai demandée à Dieu t^i souvent, maintenant il m'exauce et je le bénis. » Pauvre dame! elle était si pieuse, si douce et si bonne, et dan3 cette maison elle ne pouvait faire le bien qu'elle désirait, ce qui l'afillgeait. Vous en souvenez-vous, signor Archiprêtre, qu'elle venait se confesser en cachette, à l'aurore, parce que le vieux franc-maçon son beau -père ne voulait pas qu'elle vînt à l'église, et puis elle retournait chez elle avant que la famille se levât, et se remettait au lit parce que le vieux comte lui envoyait le café tous les malins. Lo mari, qui était bon, lui aussi, prêtait la main à cette sainte contrebande, et il en gémissait.

— Mais ils gémissaient encore d'autre chose lui et sa malheureuse femme, reprit Don Giovanni. Us avaient en d'abord une fille et puis un garçon. Le vieux comte, un jour, prit à part les jeunes époux, et leur dit avec son regard sévère : « Jeunes gens, un garçon me suffit, il sera riche; "un second gâterait mes comptes ; avez-vous compris? ') Figurez-vous, Don Egidio, quelles peines et quelles

angoisses pour ces pauvres époux

— ■ Que mo dites-vous? Oh ! jugements dtîDieu! justc- Kient ce garçon est mort dans mes mains, il y a uae heure, et avant lui, sa jcimo sœur.

— ■ Mais c'est une véritable tragédie, Don Egidio !

— El la tragédie n'est pas encore finie. Pendant quo jetais auprèâ de la jeune comtesse, la petite fille tomba' dans un accès furieux, et une dame vint aussitôt derrière

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moi et me dit à l'oreille : « Oh Dieu! la petiie Nina est prise aussi. » Sans faire semblant de rien, je continuai les prières, et la jeune comtesse mourut peu d'instants après avec le nom de Jésus sur les lèvres. Je courus à la jeune fille qui était tourmentée par des coliques et des nausées cruelles; je la confessai; mais je ne pus l'assister davantage, parce que le jeune comte, son père, fut pris d'un gonflement subit, qui lui serra l'estomac, accompagné de spasmes et de déchirements d'entrailles imposssibles à décrire. Je courus le confesser, et le malheureux lutta courageusement contre le mal, mais il dut succomber également. Le dernier fut le petit comte, bon et innocent enfant, qui s'en est allé en Paradis , et avec lui cette noble et riche maison s'est éteinte à tout jamais. Ohl quelle nuit! signor Archiprêlre. Quand je fus appelé hier soir, onze heures n'étaient pas encore sonnées, et maintenant de celte famille il ne reste plus que le vieux comte qui a passé toute la nuit à courir de chambre en chambre, hurlant et frémissant comme un forcené, jetant les chaises par terre, frappant du poing sur les tables, s'arrachant les cheveux, et criant : « Ah ! malheureux que je suis ! Ah ! chàliment de Dieu ! »

— Au moins, il a reconnu la main du Seigneur ; et le chàliment terrestre peut faire espérer pour lui le pardon de Dieu. Son père était un gentilhomme accompli, un modèlts delà foi antique, un vrai pater patriœ : ]& lai connu. 11 aura prié dans le ciel pour son tiis égaré, ainsi que sa sœur qui était aussi une dame de beaucoup de piélô et faisant de grandes aumônes, âlais quelle punition , DonEgidio! Quel jugement terrible! Sans doute quelque ami sera venu le prenilre? Ce serait un acte de miséricorde.

— Je n'ai vu personne : car tous sont effrayés. 11 est Ih seul avec cinq cadavres : il fail peur à voir. Depuis la

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