‹ L’Organisation Centuriate Et les ComicesChapitre 104 sur 114 · En ce sens Mommsen, Madvig, Soltau, Loc. cit., etc · texte numérisé non relu

En ce sens Mommsen, Madvig, Soltau, Loc. cit., etc

3. On ne saurait tirer argument, en faveur de ce système, de l'expression patres et conscripti, car, si elle implique qu’il y avait des patres au sénat, elle n'indique pas que tous y fussent. Le même raisonnement s'applique à un passage de Cicéron (De Republica, IX, 12), où il dit que Romulus voulut nommer patres les sénateurs qu’il créa. C’est d’ailleurs une définition du mot patricien que tente Cicéron et elle à visiblement un caractère hypothétique et non pas historique : « Ille Romuli senatus, qui constabat ex oplimatibus, quibus ipse rex tantum tribuit ut eos patres vellet nominari patriciosque eorum liberos ». Il en est de même de celle que donne Festus (Manuscrit Farnèse, éd. Muller, p. 246 et Pauli Diaconi excerpta, p. 247).

&. Avec Lange, loc. cit.

UT

aurait constitué la seule représentation véritable et logique du peuple patricien.

On a objecté que l’on ne trouvait nulle part trace d’une puissance gentilicienne, qui eût donné au chef de la gens le pouvoir de la représenter. Mais d’abord il n’est guère douteux que cette puissance n'ait existé antérieurement à la constitution de l'Etat romain‘ et n'ait subsisté, plus ou moins atténuée, pendant un temps que nous ne pouvons apprécier; et, dans une malière aussi archaïque, cela ne laisse pas d’être assez important. Ensuite pourquoi, à l’époque postérieure, les membres de la gens n’auraientils pas éventuellement élu leur représentant ?

S'il n’est guère possible d'émettre que des hypothèses sur la composition de l’assemblée des patres, nous pouvons nous rendre compte à peu près des circonstances dans lesquelles elle avait à intervenir. Tite-Live ? nous donne une indication précise sur ce point: l’auctoritas était exigée pour les lois et les élections*. Nous en trouvons d’ailleurs de nombreux exemples pour les unes et les autres *.

Mais nous arrivons à une question plus délicate: les patres pouvaient-ils refuser leur approbation pour un motif quelconque, ou bien au contraire n’avaient-ils le droit de le faire que dans certains cas spéciaux? Vraisemblable-

Page 1