‹ L’Organisation Centuriate Et les ComicesChapitre 106 sur 114 · Tite-Live, VI · texte numérisé non relu

Tite-Live, VI

&. Tite-Live, VII, 16.

5. Cicéron, Brutus, 14, 55. Pour ce cas on pourrait chercher où est le caractère inconstitutionnel de l’élection d’un plébéien au consulat après 387 ; mais on ne saurait admettre que, 68 ans après la loi Licinia Sextia, Appius Claudius Cæcus ait eu l’idée de rayer un candidat pour ce seul motif qu’il était plébéien. Sans doute il était inéligible ou bien on craignait qu’il n’y eût deux consuls plébéiens et c'est pour cette raison ou toute autre analogue, que l’interroi opéra la radiation (Mommsen, loc. cit.). Le bon droit semble malgré tout avoir été du côté de la plèbe : Cicéron nous dit en effet : « Interrege Appio Cæco comitia contra leges habente ».

6. Tite-Live, XX VIT, 8; toutefois il est à remarquer que Tite-Live ne prononce pas le mot de patrum aucloritas.

Il ne nous est parvenu aucun exemple d’une opposition des patres qui ait obtenu un succès définitif. Cette arme paraissait cependant encore trop redoutable aux plébéiens, car, en 415 de Rome, Publilius Philo fit voter une loi, aux termes de laquelle, en matière législative, la patrum auctoritas devait être donnée d’avance'. Un demi-siècle plus tard, une loi Mænia? établit la même règle pour les élections. Dès lors la patrum auctoritas ne fut plus qu'une formalité. |

Ainsi, dans les derniers siècles de la République, les comices sont devenus souverains dans le sens absolu du mot et les limites qui avaient élé assignées à leur indépendance ont disparu : l'avis du sénat n’est plus exigé que dans un petit nombre de cas, la lex curiata de imperio n’a plus qu’une existence de pure forme, la patrum auctoritas est donnée d'avance, a perdu toute raison d’être et ne subsiste plus que comme une cérémonie surannée. Il nous reste à voir comment le peuple romain perdit la toute puissance qu’il avait ainsi conquise et qu'il abdiqua entre les mains de ses empereurs.

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