Tite-Live, VIII
2. Cicéron, Brutus, 14 ; Pro Plancio,3. On n’en connaît pas la date exacte ; on avait abusivement appliqué la règle à des élections dès auparavant (Cicéron, Brutus, 14). Voir aussi Tite-Live, I, 17.
Lors de l'établissement de l'empire les comices semblent disparaître à peu près subitement. Mais il n’y a là qu'une apparence : la transition a été beaucoup moins brusque et la transformation qui s’accomplit avec César, Auguste et Tibère, a été précédée d’une série de changements presque insensibles, qui ont peu à peu modifié les habitudes du peuple et l’ont préparé à la perte complète de ses droits.
Il est presque impossible de citer un seul acte législatif, qui, légalement, enlève aux comices une partie de leur compétence pour la transférer au sénat ou à l’empereur ; ct, en réalité, il n’y en a sans doute pas eu, à une ou deux exceptions près peut-être. Les pouvoirs conférés à César et à ses successeurs complétés par leurs usurpations successives, ont suffi à amener ce résultat. C’est une constitution républicaine qu'Auguste a promulguée en 727 en vertu de sa dignilé de friumvir reipublicæ constituendeæ, et c’est l’usage seul qui en a été fait qui peu à peu l’a transformée en constitution monarchique‘.
Les pouvoirs des premiers empereurs d’ailleurs ne constituaient pas absolument une nouveauté. Déjà avant César, Marius, par la loi Apuleia, Sylla, par la loi Valeria, Pompée, par la loi Cornelia Gellia, en avaient reçus d’aussi