‹ L’Organisation Centuriate Et les ComicesChapitre 11 sur 114 · Sur ce point, Cuq, p. #3 ets, 2, Soltau, loc. cit · texte numérisé non relu

Sur ce point, Cuq, p. #3 ets, 2, Soltau, loc. cit

universus, dont la composition était nécessairement variable, puisqu'elle suivait les fluctuations de la population, avec une unité militaire qui doit au contraire être essentiellement fixe. Cette identification serait en effet inadmissible si la centurie dont nous parlent les textes était un corps militaire. Mais il nous semble plus probable qu’elle constituait une subdivision de recrutement‘: chaque fraction du peuple ainsi réparti devait fournir un contingent, qui sans doute était originairement de cent hommes, et dont le nom aura tout naturellement été étendu à la fraction du peuple dont il sortait. L'hypothèse en vertu de laquelle les centuries serviennes auraient été des corps militaires à effectif constant ne peut guère, en effet, se concilier avec ce fait que la première classe en fournissait à elle seule (en y adjoignant les equites) plus que toutes les autres ensemble, car il en résulterait nécessairement que ce dernier groupe comprendrait une population moindre que le premier, ce qui est inadmissible, ainsi que nous tenterons bientôt de l’établir. En considérant au contraire la centurie comme une division de recrutement on évite cette contradiction : pour cela on n’a qu’à supposer, en effet, que la proportion des appelés aux inscrits variait suivant les classes, étant très forte dans la première

1: Denys le dit formellement (IV, 19) : « ‘Omôre yép adro denoeus phprov À duouvploy, ei TÜyor, orouttoTy, ruTaduzupoiy To TAHoG els TOUS ÉxaTOY évvevnxovtarpels Aoyous, Tù émubddloy Exdote }oyw élevé mupéreuy ÉX&GTOY Acyov ». Il est impossible d’être plus net. En notre sens : Karlowa (I, p. 78) et Belot (I, p. 45). Contrà : Mommsen ({Sfaatsrecht, III,1, p. 265 ; trad. VI, 1, p. 300). Mais Mommsen arrive à un résultat analogue au nôtre par un détour assez bizarre : il y aurait eu dans chaque centurie en principe un nombre fixe de citoyens ; mais à ceux-ci seraient venus s’en joindre d’autres en nombre quelconque, suivant les fluctuations de la population. On ne trouve nulle part de trace d’une distinction entre les membres d’une même

centurie, Mommsen n’explique pas d’ailleurs quels en eussent été l’origine et l'intérêt.

et très faible dans les dernières ; cette combinaison aurait eu simplement pour résultat de faire, comme le dit Tite- Live, supporter les charges de la guerre par les riches plus que par les pauvres.

On s’expliquera en même temps comment aucun texte

ne laisse supposer l'exclusion des hommes incapables de fournir le service militaire, vieillards ou infirmes ; ils étaient rangés dans une des divisions du peuple?, mais, lors de la formation des corps militaires, ils n'étaient pas appelés *.

Règles de la répartition des citoyens. — En vertu de l’organisation que nous avons décrite, les citoyens se trouvaient mécaniquement inscrits dans les classes ; aucune règle ne paraît au contraire leur avoir assigné une centurie déterminée. On a bien supposé ‘ qu'ici encore la fortune de chacun intervenait pour imposer une nouvelle répartition. On pourrait penser aussi que la famille n’était pas sans influence sur ce second classement. Mais en somme ce ne sont là que des hypothèses. Une seule chose est à peu

c'est

que les tribus n'étaient ici nullement prises en considération. Il est d’ailleurs possible qu’une liberté complète fut

près certaine, parce que Tite-Live nous l’affirme

laissée au roi, et plus tard aux consuls, puis aux censeurs, lors de la première inscription de chaque citoyen.

Causes de l’inégale répartition des centuries entre les classes. — Nous abordons une question plus importante et

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