‹ L’Organisation Centuriate Et les ComicesChapitre 112 sur 114 · Epistolæ, ibid · texte numérisé non relu

Epistolæ, ibid

Mais cela même est tout exceptionnel. C’est l'empereur qui a décidément et complètement hérité des pouvoirs du peuple’. Il n’est plus question des comices, et les seules traces qui restent de leur ancienne puissance, c’est le drapeau rouge hissé sur le Janicule* et c’est la renunciatio que l’on continuait de faire au peuple de Rome lors de la nomination de nouveaux magistrats* ou de l'avènement d’un nouvel empereur #, et qu’il saluait indifféremment de ses acclamations quel que fût le nom qu’il eût entendu proclamer.

C'était là un faible souvenir de l’ancienne autorité des comices qui, pendant plus de cinq siècies,avaient présidé à l’histoire romaine et qui disparaissent au moment précis où des documents de valeur certaine auraient pu nous en conserver la physionomie exacte. Telle qu’elle se présente, malgré tout, l’étude que l’on en peut faire ne saurait être

1. Sur ce point, lex de imperio Vespasiani (G. I. L. t. VI, 1, p. 167, n° 930) et particulièrement lignes 17 à 30 : « Utique quæcumque ex usu Reipublicæ majestate divinarum, humanarum, publicarum, privatarumque rerum esse censebit, ei agere facere jus potestasque Ssù ; ..…... utique quibus legibus plebeive scilis scriptum fuit ne divus Augustus, Tiberiusve Julius Cæsar Augustus, Tiberiusque Claudius Cæsar Augustus Germanicus tenerentur, iis legibus plebisque scitis imperator Vespasianus solutus sit.»

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