‹ L’Organisation Centuriate Et les ComicesChapitre 13 sur 114 · Cicéron, de Republica, IT, 22, dans la partie intacte · texte numérisé non relu

Cicéron, de Republica, IT, 22, dans la partie intacte

4. Ibid. : « Ilarum 96 centuriarum in una centuria tum quidem plures censebantur quam in prima classe tota ».

5. Il faut remarquer toutefois que Mommsen ne fait entrer en ligne de compte pour le cens que la propriété foncière et qu’il donne à la Voistelle, ou propriété complète, une étendue relativement restreinte (20 jugera ou 5 hectares 1/2) ; mais la proportion n’en reste pas moins invraisemblable, spécialement entre les deuxième, troisième et quatrième classes.

chiffres une fois fixés sont restés immuables ? Nous répondrons que l'enrichissement progressif du peuple romain n’est pas douteux ; que par suite l'accès des classes supérieures devenait de plus en plus facile ; et qu’en conséquence si, dès le principe, elles avaient été placées avec les autres, sur un pied d'égalité, elles n'auraient pas tardé à se trouver dans une situation fort inférieure : personne ne soutiendra que tel ait été le cas. Enfin, si la règle avait été telle qu’on le dit, comment s’expliquerait la centurie unique accordée à ceux qui avaient moins de 12.500 as ? Soutiendra-t-on donc qu'ils étaient quatre-vingts fois moins nombreux que ceux qui en avaient plus de cent mille ? Assurément non; mais alors que devient la logique du système et pourquoi cette exception ? :

Il ne nous semble pas vraisemblable non plus que l’on ait eu l'intention de proportionner le nombre des centuries à la totalité de la fortune imposable des citoyens de chaque classe ‘. Il est possible qu’en fait ce résultat ait été atteint, mais cette conception semble bien compliquée pour avoir été imaginée à priori, d'autant plus qu’on n’en peut découvrir l'intérêt. Les textes d’ailleurs n’y font pas allusion.

Faut-il donc admettre que la répartition des centuries ait été absolument arbitraire * ou déclarer la question insoluble *? Nous avons cependant un témoignageancien : Denys d'Halicarnasse * affirme que l’on a voulu tenir comple

4. Niebubr, Karlowa: « Dass die jeder Klasse zugetheilten Stimimen sich den sæmmilichen verhielten wie das steuerbare Vermægen der Mitglieder derselben Klasse zu dem gesammten steuerbaren Vermægen aller fünf (Niebuhr, t. I, p. 488 et 49%).

Page 1