‹ L’Organisation Centuriate Et les ComicesChapitre 15 sur 114 · Tite-Live, I, 43 ; Denys, IV, 16 et · texte numérisé non relu

Tite-Live, I, 43 ; Denys, IV, 16 et

8. Bouché-Leclercq, p. 29. Pour lui, l'égalité entre les juniores et les seniores n’est vraisemblablement pas antérieure à la réforme du Ge siècle de Rome. Jusque-là il y aurait eu deux centuries de juniores contre une de seniores, ce dont on ne trouve trace dans aucun texte. Outre l’argument que nous reproduisons ci-dessus, il s'appuie aussi sur ce que six des centuries de chevaliers (les sex su/fragia) auraient été réservées aux seniores, les

le nombre des juniores devait dépasser singulièrement celui des seniores en état de porter les armes ; tant que les centuries ont été des corps militaires, les premiers devaient donc en former plus que les autres. Ce raisonnement est difficilement réfutable pour ceux qui donnent à la centurie un effectif constant, mais il perd sa valeur si l’on admet, comme nous, qu'elle était une subdivision de recrutement. Qu'il y eût plus de }uniores que de seniores aptes au service pour un nombre égal de centuries, cela prouve simplement qu'une plus grande proportion des derniers était incorporée dans les unités militaires. Les charges n’en restaient pas moins plus légères pour eux que pour les premiers puisqu'ils étaient affectés à la défense de la ville et qu'en temps de guerre même ils n'étaient convoqués sans doute qu'autant qu'elle était menacée.

Maintenant pourquoi cette égalité? Cela est assez difficile à dire. Peut-être les centuries se correspondaient-elles deux à deux, une de ?uniores, une de seniores, celle-ci recevant les citoyens que leur âge excluait de la première; peut-être aussi n'y a-t-il là qu'une raison de symétrie; peut-être enfin, comme le veulent certains auteurs ‘ et comme nous l’admetirions volontiers, trouve-t-on ici une preuve de ce que les préoccupations politiques ont eu une part d'influence sur l’organisation servienne et y voir de la part des législateurs la volonté de donner une certaine prépondérance aux hommes mûrs et aux vieillards. En tous cas, si le motif de cette égale répartition reste incertain, il semble bien difficile de douter qu’elle ne remonte, ainsi

douze autres élant attribuées aux juniores. Mais, quand cette dernière hypothèse serait exacle, il ne s’ensuivrait pas que cette proportion n'ait pas été spéciale aux equites. V. d'ailleurs infrà, p. 88 ets.

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