‹ L’Organisation Centuriate Et les ComicesChapitre 18 sur 114 · Mommsen, ibid · texte numérisé non relu

Mommsen, ibid

4. On ne saurait rien déduire d’un passage où Tite-Live (XLV, 15) nous dit qu'il fut fait un sort particulier aux affranchis possédant une propriété rurale de 30.000 sesterces. Il s’agit en effet de les admettre dans les tribus rurales et l'on conçoit que l’on ait exigé d’eux certaines relations avec celle où ils devaient figurer. C’est un cas tout particulier.

5. Guiraud pense que les res mancipi seules entraient en ligne de compte.

Célaient sans doute les plus importantes en effet; mais nous ne voyons guère de raison de distinguer.

fut transformée au temps de la première guerre punique par la création d’une nouvelle pièce de cuivre, six fois moins lourde quela précédenteetnommée, pourcela même, as sextantaire (as sextantario pondere)'. Le problème consiste à déterminer laquelle de ces monnaies? Tite-Live a employée au cours des indications qu'il nous donne sur le cens. La différence de valeur absolue est considérable entre elles ; et cependant, ce qui prouve bien l’impossibilité d'arriver à une certitude rigoureuse, la considération des mêmes chiffres amène les auleurs les plus compétents à des solutions complètement opposées ?, Ce n’est donc pas sans une certaine hésitation que nous proposons d’admettre que les chiffres qui nous sont fournis sont calculés en as d’une livre.

L'argument principal proposé par les partisans de l’opinion adverse, qui a été exposée avec une très grande force par Bæckh et qui réunit les plus nombreux suffrages, résulte de la comparaison des chiffres donnés par. Denys et de ceux qu'a laissés Tite-Live “. Si celui-ci les exprime en as, le premier les formule en mines et en drachmes, et il suffit de rapprocher les deux textes pour constater que la drachme de Denys correspond à 10 des as de Tite-Live. Or, s’il est un fait établi au sujet des monpaies anciennes, C'est assurément qu’au temps où écrivaient les deux auteurs la drachme valait 10 as sextantaires. C’est donc, conclut-on, cette dernière unité que Tite- Live avait en vue.

1. Pline, Histoire naturelle, XXXIII, 3 (ou 13 suivant les éditions).

2. Il n’est pas à notre connaissance qu'on ait proposé de les lire en as d’une once tels qu’ils furent établis lors de la seconde guerre punique (Pline, loc. cit.). Bæœckh et, après lui, Belot ont d’ailleurs établi que c'était en as sextantaires que l’on s'exprimait dans les derniers siècles en notre matière,

3. V. spécialement Bæœekh, Belot, Mommsen, Madvig, etc. 4. Tite-Live, 1, 43; Denys, IV, 16 et 17.

Ilsemble bien difficile tout d’abord de conteser la force de cette déduction. On l’a tenté cependant’, et voici l’argumentation qu'on lui oppose: c’est à la pièce d'argent, au denier, et non à un certain nombre d'asde tel ou tel système, que la drachme a toujours été assimilée?. Cela revient d’ailleurs au même pour toute l’époque de l'Empire et pour la fin de la République, le cuivre étant devenu une simple monnaie d'appoint, dès l’introduction de l’argent ou à peu près, et l’étant resté pendant cette période entière. Mais cela a une grande importance au point de vue qui nous occupe. Nous savons en effet par Varron, Volusius Maccianus, Pline et Festus que la valeur primitive du denier d'argent a été de dix livres de cuivre, c'està-dire de dix as lourds. Par suite telle était également celle de la drachme à la même époque, s’il est acquis d’ailleurs qu'elle est la traduction grecque du denier, ce qui n’est guère contesté. Cette assimilation esttoute naturelle entre deux pièces d'argent d’un poids à peu près égal. Il faut remarquer d’ailleurs que la valeur absolue du denier à varié dans des limites singulièrement plus reslreintes que celle de l’as et d'une manière sensiblement comparable à

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