‹ L’Organisation Centuriate Et les ComicesChapitre 19 sur 114 · Belot, Révolution économique, p. 134 et suivantes · texte numérisé non relu

Belot, Révolution économique, p. 134 et suivantes

2. On en trouve une preuve formelle dans Plutarque, Camille, 13 : (Qype Tnv déxnv php Tux LUploy KA MEVTUXLO y LGV arc æpiov ÉxouTuy ‘ 0 Jivérau mpôs dpyvpiou logos yüuae dpayuai aa revrurauar. ’Acodpuo yp âv Jéxurov &pyvpiou, aui To dexhyaroy oÙtos Éx&ETTI dnvéproy ».Tite-Live (V, 32) traduit la même somme par « quidecinr millibus gravis œris », ce qui prouve bien que ce ne sont pas des as sextantaires que Plutarque traduit en drachmes à raison de 10 pour une. Assarius a d’ailleurs un sens très précis : c’est l’as libral (Charisius, Ed. Putsch, p. 58 ; cf.Tite-Live, II, 52 et III, 31 avec Denys, IX, 27 et X, 49. V. aussi Pline, XXI, 34, et Celsus, ad Callistum).

3. Varron, de lingua latina, IV, 36 (ou V, 174 suivant les éd.) ; Volusius, de asse et ejus partibus, 74 ; Pline, Histoire naturelle, XXXIIT, 13 (ou 3 suivant les éd.) ; Festus, v° grave æs et vo Sestertius.

celle de la drachme elle-même, ce qui a pu contribuer à faciliter l'identification permanente des deux monnaies d'argent !.

Si l’on admet celte théorie, on peut parfaitement concevoir l'habitude prise par certains auteurs de traduire en deniers, et par suite en drachmes, les as de toutes les époques, sans avoir égard à leur poids ni à leur valeur absolue. Assurément cette méthode était vicieuse, car elle tendait à donner aux contemporains une fausse idée des quantités de cuivre ainsi exprimées, mais elle ne l’élait pas plus que celle dont la théorie de Bœckh suppose l’usage et qui devait, elle, provoquer des erreurs sur les quantités d'argent”. En somme l’un des deux procédés tient compte des variations de l’argent et non de celles du cuivre et l’autre des fluctuations du cuivre et non de celles de l'argent. Celui que l’on prête à Denys dans l'hypothèse que nous exposons est d’ailleurs fort simple et l’auteur grec n’a pas sans doute réfléchi autant que ses commentateurs aux formes qu’il donnait à sa pensée ; pour obtenir des monnaies grecques, il transformait les as en deniers auxquels il substiluait ensuite les drachmes.

Cette explication est, à notre sens, suffisante pour enle-

Page 1