V. spécialement Tite-Live, XXIX
n’y avait pas ici exception à la règle générale, qui est Île maintien de chacun dans sa centurie ?
Mais, objecte-t-on, il est inadmissible que les sexsores, aussi bien dans la cavalerie que dans l’infanterie, fussent appelés au même service que les juniores. À cela nous répondons que nous avons considéré la centurie, au point de vue mililaire, comme un corps de recrutement et qu’il pouvait parfaitement être établi que, dans les unités comprenant à la fois des seniores et des juniores, le contingent ne serait pris que parmi les derniers, les autres constituant peut-être une sorte de réserve. Dira-t-on qu'aucune trace ne se trouve chez les auteurs anciens d’une semblable distinction ? Nous ferons remarquer qu'ils ont cu jour prineipal objet de nous faire connaître la composition politique des centuries, qui seule élait intéressante de leur temps, l’organisation militaire centuriate ayant disparu depuis des siècles : ils ne nous donnent aucun détail sur la constitution des unités comme corps de guerre et Tite-Live luimême, qui s'étend longuement sur l’armement, est muet sur ce point; dès qu'il est inadmissible que les citoyens inscrits dans chaque classe soient partis en campagne ensemble, en masse et sans distinction, on est forcé de reconnaître celte lacune, que ne comblent en aucune façon les quelques mots de Denys, à propos des centurions et du recrutement”. Qu'y a-t-il d'étonnant à ce qu’elle existe également en ce qui concerne les equites ? Il serait, au contraire, très extraordinaire que, après nous avoir soigneusement décrit la Composition de chaque classe, ils aient passé sous silence ce fait remarquable qu’à partir de 45 ans les equites étaient versés dans la première ?.