V. Mommsen et Belot, loc. cit
2. V. la définition de Gaius (IV, 27) .. « pecuniam.….. ex qua equus emendus eral ; quæ fecunia dicebatur æs equestre ».
ser que la proposition de Caton ait porté sur ce point, qui cependant, s’il avait été visé par lui, aurait été la partie intéressante de son projet, et nous eût assurément été indiqué comme tel. S'il n'en est rien dit, c'est donc qu'il y avait assez de chevaliers, mais qu'il n’y en avait pas assez de montés aux dépens du trésor ; dès lors il suffisait d’attribuer des chevaux à une certaine quantité d’entre eux. Caton demandait que le nombre des equites ainsi équipés et prêts à partir ou déjà en campagne ne füt jamais moindre de 2.200, c’est-à-dire qu’on comblât les vides qui se produisaient parmi eux en donnant à mesure des chevaux à d’autres chevaliers.
Une autre preuve de ce que le nombre des chevaliers n'était pas limité, c'est que, malgré les désastres des armées romaines, on ne voit pas que jamais leur corps ait été menacé d'extinction ou même se soit trouvé réduit dans de fortes proportions. Et cependant, il y a eu parfois des hécatombes de chevaliers. Comprendrail-on par exemple que Magon ait pu, après la bataille de Cannes, apporter à Carthage trois boisseaux, ou seulement, comme le veulent certains et pour prendre le chiffre le plus bas qui ait été proposé, un boisseau ‘ d’anneaux de chevaliers romains, sans que le corps limité de 1.800 ou 2.400 eguites dont on admet l'existence s'en soit trouvé à peu près anéanti ? Considérons si l’on veut l’anecdote comme légendaire ; toujours est-il qu’elle ne semblait pas invraisemblable à Tite-Live ? et qu'il jugeait par suite qu’il y avait, à l’époque des guerres puniques, assez de chevaliers, pour que le fait fût admissible.
1. D’après Letronne un peu plus d'un décalitre ; mais notre raisons nement subsisterait alors même que la mesure serait beaucoup moins grande. |
2, XXII, 12, Il restait même, d’après lui, beaucoup de chevaliers