Belot, Chevaliers Romains, t. I, p. 44 et
illusoires, suivant le terme employé par les défenseurs de la théorie opposée, ou, pour être plus exact, de satisfactions incomplètes ? ou bien au contraire elle était impuissante, et alors à quoi eût tendu cette réforme qui, pour plus apparente encore que réelle qu’elle pouvait être, n’en devait pas moins blesser singulièrement l’orgueil des patriciens ? Dira-t-on que l'on voulait gagner non la plèbe entière, mais seulement les plus riches plébéiens ? Tite- Live et Denys ont répondu par avance que pour ceux-là on employa d’autres moyens : on les fit sénateurs ‘ et peutêtre même les créa-t-on patriciens?. Quel est d’ailleurs le but de cette argumentation ? de prouver que l’on peut à la rigueur s'expliquer la naissance des comices au moment de la révolution de l’an 245 de Rome. Nous ne croyons pas que cet objet soit atteint; mais le fàt-il que rien ne prouverait encore que telle ait été en fait la date de l’innovation qui nous occupe.
Ajoutons que tout ce que nous savons de la Révolution qui chassa les Tarquins nous la montre, non pas comme une transformalion favorable à la plèbe, mais bien comme une réaction violente de l’esprit aristocratique contre les tendances démocratiques des derniers rois *. Comment