‹ L’Organisation Centuriate Et les ComicesChapitre 44 sur 114 · Philippiques, Il · texte numérisé non relu

Philippiques, Il

4. Zachariæ, Sulla, p. 65 et s.; Huschke, p. 619 et s. : ce dernier exclut

les tribus urbaines de la répartition en classés. :

que devient alors le caractère démocratique de la réforme affirmé par Denys ? C'est une transformation non plus des comices centuriales qui eût été faite, mais bien plutôt des comices tributes, où la plèbe eût perdu toute son influence, puisque la richesse y eût pris la même place que dans l'organisalion de Servius. Et toute l’histoire de la République ne s’inscrit-elle pas en faux contre lhypothèse d’un semblable pas en arrière, démenti d’ailleurs par tout ce que l’on sait des comices par tribus ?

D'autres auteurs !, préoccupés toujours de respecter strictement la pensée de Tite-Live, ont émis l’idée qu'il y aurait eu seulement deux centuries par tribu, mais que chacune d’elles aurait comporté cinq subdivisions correspondant aux classes ; ces sections auraient été les véritables unités de vote, car les suffrages auraient été recueillis par classes et non par cenluries. Seulement ce sont toujours ces dernières elles-mèmes que les anciens nous présentent comme unités ?, etil est facile de voir que, dans ce système ingénieux *, elles n'auraient eu qu’une existence nominale.

On a présenté“ une hypothèse qui en apparence est très analogue à la précédente, mais en réalité en diffère pro-

fondément. Elle admet aussi l'identification de la centurie avec la demi-tribu et leur subdivision d’après les classes

1. Madvig, p. 129 et s. ; ce syslème est aussi adopté par Clason (op. cit.) pour la période postérieure à l’an 575 de Rome.

2. Pour les preuves on n'aurait que l'embarras du choix; une des plus formelles nous est donnée par Tite-Live (XLIIT, 16) : « Cum ex duodecim centurüs equilum, aclo censorem condemnassent, mullæque aliæ primæ, classis.… » C'étaient donc bien les centuries qui statuaient. V. aussi Cicéron Pro Sulla, XXXIT, 91 et Brutus, 67, 937 ; Q. Cicéron, De petitione consulatus, 5, etc.

3. I ne diffère d’ailleurs que par les noms de celui de Pantagathus (V. infrà, p. 89.et s.).

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