XTDTII
« Cum ex duodecim centuriis equitum, octo censorem condemnassent, multæque aliæ primæ classis, extemplo, annulis positis, vestem mutarunt ut supplices plebem circumirent. » On en conclut qu'il n'y avait plus que douze centuries et que par suite les six autres, vraisemblable ment les sex suffragia, avaient été supprimées !.
Mais d’abord la première remarque n’est pas exacte, car Tite-Live ? écrit: « Neque tum Tarquinius de equitum suffragis quicquam mutavit.… quas NUNC quia geminalæ sunt sex vocant centurias ». Pour qu’il pût s'exprimer ainsi, il fallait assurément que les sex suffragia eussent survécu à la réforme et subsisté jusqu'à son époque.
En présence de cette indication, l'argument tiré du procès du censeur Claudius n’a pas semblé, à certains, suffisamment probant pour leur faire admettre la suppression de nos six centuries. Il en résulte simplement pour eux que douze sections de chevaliers seulement votaient avec la première classe, les six autres n'étant appelées qu’ensuite?, Si cela était en effet, on concevrait très bien que Tite-Live ait écrit simplement duodecim centuriæ equitum sans autre indication : c’est ainsi que l’on disait sex su/fragta sans plus. D'ailleurs les mots « ef muliæ aliæ primæ classis » complèteraient suffisamment le sens.
Mais ce système prête à de sérieuses objections. D'abord faire voter les sex suffragia isolément, entre la première et la deuxième classe, eût été une combinaison bien singulière et bien compliquée ; on s’en convaincra si l’on réfléchit à l’organisation du vote dans nos comices; il aurait