‹ L’Organisation Centuriate Et les ComicesChapitre 57 sur 114 · Sextantaires · texte numérisé non relu

Sextantaires

ne faudrait pas, à notre sens,exciper pour les combattre de l'irrégularité des intervalles laissés entre eux. Pour les établir on à dû obéir à des considérations politiques qui nous échappent ; sans doute a-t-on été guidé par des nécessités pratiques bien plutôt que par la pensée de constituer un ensemble dont tous les éléments se trouvent dans un rapport harmonieux et satisfaisant à une symétrie mathématique.

Un doute plus sérieux naîtrait du chiffre de 4.000 as indiqué par Polybe ‘ pour la dernière classe ; mais nousinclinons à penser que c'est une expression nouvelle du cens de 1.500 as libraux que Cicéron? nous donne originairement comme limite supérieure des prolétaires. Rien n’empèche d’ailleurs d'admettre que le cens de la dernière classe eût été abaissé à ce chiffre, bien qu'il soit extrèmement faible’. Le nombre de 50.000 as que nous avons admis, d'après Tite-Live, aurait alors été adopté dans la circonstance particulière qu’il nous rapporte, uniquement à cause de l'importance de l'impôt et de l’impossibilité où les pauvres se seraient trouvés de le supporter. Bien entendu on ne découvre dans les textes rien qui vienne à Pappui de l’une ou de l’autre de ces opinions.

La réforme a-t-elle assimilé les affranchis aux ingénus ? — Enfin onaattribué*à la réforme qui nousoccupe une dernière innovation : l'assimilation des ingénus et des affranchis, dans les comices centuriates. Mais ceci encore n’est qu’une simple hypothèse. Il est bien vraisemblable qu'à l’origine les affranchis n'avaient pas accès dans les centuries *.

2, De Republica, II, 22.

8. En ce sens Mommsen, Sfaatsrecht, t. III, 1, p. 273. 4. Mommsen, dans son Histoire romaine.

Page 1