Contra, Lange, t. II, p
Nous les voyons admettre dans les tribus à une date relativement récente ‘ ; il est infiniment probable que les assemblées centuriates,bien plus aristocratiques,leur ont été à peu près fermées jusqu'au moment où notre réforme est venue subordonner leur constitution à celle des tribus. Mais plus tard encore nous voyons faire une situalion différente aux ingénus et aux affranchis?. D'ailleurs l’époque où nous avons été amené à placer la transformation des centuries n’est pas favorable à une modification en ce sens : c'est précisément le moment où l’on revient sur les concessions précédemment faites, où l’on entasse tous les affranchis dans les quatre tribus urbaines *: il y a peu d'apparence qu'ils aient été simultanément assimilés aux ingénus dans la plus aristocratique des assemblées romaines et brutalement séparés d’eux dans les comices les plus favorables aux classes inférieures. En tous cas cette assimilation ne se fût produite que dans un petit nombre de centuries puisqu'ils n'étaient admis que dans certaines tribus et qu’ils n'avaient pas entrée par suite dans les subdivisions des autres.
Caractère et causes de la réforme. — Telle que nous venons de l’exposer, la réforme du VI: siècle présente-t-elle le caractère démocratique affirmé par Denys? Il ne peut s’agir bien entendu que d’une démocratie toute relative, puisque l'importance du vote de chacun reste subordonnée à sa fortune. Mais il n’en existe pas moins une différence manifeste entre l’ancienne et la nouvelle organisation.
Nous ne tirons pas argument à ce point de vue de l’union, dans les comices, des chevaliers et de la première classe et